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	<title>Cabinet Berenfus &#8211; Expert-Comptable Santé</title>
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	<title>Cabinet Berenfus &#8211; Expert-Comptable Santé</title>
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		<title>Centre médical, maison de santé ou centre de santé : comptabilité, fiscalité et rôle de l&#8217;expert-comptable (guide 2026)</title>
		<link>https://berenfus-sante.fr/expert-comptable-centre-medical-maison-de-sante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Helena Berenfus]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 10:45:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Structures juridiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trois praticiens qui s&#8217;installent ensemble peuvent créer un « centre médical », une maison de santé pluriprofessionnelle ou un centre de santé. Les trois se ressemblent vu de la salle d&#8217;attente. Leur comptabilité, leur fiscalité, les forfaits qu&#8217;ils peuvent percevoir de l&#8217;Assurance maladie et leurs obligations de contrôle n&#8217;ont pourtant presque rien en commun. Vous [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Trois praticiens qui s&#8217;installent ensemble peuvent créer un « centre médical », une maison de santé pluriprofessionnelle ou un centre de santé. Les trois se ressemblent vu de la salle d&#8217;attente. Leur comptabilité, leur fiscalité, les forfaits qu&#8217;ils peuvent percevoir de l&#8217;Assurance maladie et leurs obligations de contrôle n&#8217;ont pourtant presque rien en commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous cherchez un « expert comptable centre médical » ? Ce guide s&#8217;adresse aux médecins, kinésithérapeutes, infirmiers, sages-femmes et autres professionnels de santé qui montent ou font évoluer une structure collective, ainsi qu&#8217;aux gestionnaires de centres de santé. Il explique ce que chaque forme implique pour la comptabilité, et ce qu&#8217;un expert-comptable doit savoir de votre structure avant de vous accompagner. Les règles citées sont celles du Code de la santé publique, du Code de commerce, du BOFiP et de l&#8217;Assurance maladie, consultées le 15 octobre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est rédigé par le Cabinet Berenfus, cabinet d&#8217;expertise comptable spécialisé dans les professions de santé en Île-de-France, dirigé par Héléna Berenfus, expert-comptable et commissaire aux comptes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Centre médical, maison de santé, centre de santé : quelle différence ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Code de la santé publique définit la maison de santé et le centre de santé, pas le « centre médical ». Dans le cabinet de groupe que ce terme désigne le plus souvent, comme en maison de santé, les praticiens exercent en règle générale en libéral. En centre de santé, ils sont salariés du gestionnaire, ou agents de la collectivité qui le gère. Cette différence commande toute la comptabilité.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le centre médical : des libéraux qui partagent des moyens</h3>



<p class="wp-block-paragraph">« Centre médical » est une appellation d&#8217;usage. En pratique, elle désigne le plus souvent un cabinet de groupe : chaque praticien exerce en libéral, facture ses propres actes et tient sa propre comptabilité professionnelle. Les frais communs (loyer, secrétariat, matériel) sont souvent portés par une société civile de moyens (SCM).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La loi définit la SCM comme une société « ayant pour objet exclusif de faciliter à chacun de leurs membres l&#8217;exercice de son activité » : les associés y mettent en commun des moyens, « sans que la société puisse elle-même exercer » la profession (article 36 de la loi n° 66-879 du 29 novembre 1966). La SCM ne soigne pas et ne facture pas d&#8217;actes : elle répartit des charges. Le fonctionnement détaillé de la SCM, et sa comparaison avec la SELARL et la SCP, est traité dans notre article <a href="https://berenfus-sante.fr/selarl-scm-scp-structure-juridique-cabinet-medical/">SELARL, SCM, SCP : quelle structure juridique choisir pour votre cabinet médical</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La maison de santé : un projet de santé porté par des libéraux</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La maison de santé est « une personne morale constituée entre des professionnels médicaux, auxiliaires médicaux ou pharmaciens », qui assurent des soins de premier recours sans hébergement et peuvent mener des actions de santé publique et de prévention, dans le cadre d&#8217;un projet de santé qu&#8217;ils élaborent (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000044628615" target="_blank" rel="noopener">article L6323-3 du Code de la santé publique</a>). Les professionnels y exercent le plus souvent en libéral ; la SISA qui porte la maison de santé peut aussi employer des professionnels salariés si ses statuts le prévoient (article L4041-2).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour percevoir la rémunération forfaitaire prévue par l&#8217;accord conventionnel interprofessionnel (ACI), une maison de santé pluriprofessionnelle doit être constituée en société interprofessionnelle de soins ambulatoires, la SISA (<a href="https://www.ameli.fr/exercice-coordonne/textes-reference/accord-national-structure-sante/aci-pour-les-structures-de-sante" target="_blank" rel="noopener">ameli.fr</a>).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le centre de santé : un gestionnaire qui salarie les professionnels</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le centre de santé est une structure sanitaire de proximité qui dispense des soins de premier recours, et le cas échéant de second recours, avec des activités de prévention, de diagnostic et de soins, sans hébergement (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000036494896" target="_blank" rel="noopener">article L6323-1 du Code de la santé publique</a>). Il est créé et géré par un organisme à but non lucratif, une collectivité, un établissement public de santé, un gestionnaire d&#8217;établissement privé de santé ou une société coopérative d&#8217;intérêt collectif (article L6323-1-3). Surtout, <strong>les professionnels qui y exercent sont salariés</strong>, ou agents de la collectivité lorsqu&#8217;une collectivité gère le centre (article L6323-1-5).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le tableau comparatif</h3>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th></th><th>Centre médical (cabinet de groupe)</th><th>Maison de santé pluriprofessionnelle</th><th>Centre de santé</th></tr></thead><tbody><tr><td>Définition légale</td><td>aucune, appellation d&#8217;usage</td><td>art. L6323-3 CSP</td><td>art. L6323-1 CSP</td></tr><tr><td>Structure type</td><td>SCM pour les moyens, praticiens en libéral</td><td>SISA, praticiens en libéral</td><td>association, collectivité, établissement de santé, SCIC…</td></tr><tr><td>Statut des praticiens</td><td>libéraux</td><td>le plus souvent libéraux (salariat possible dans la SISA si les statuts le prévoient)</td><td>salariés, ou agents de la collectivité gestionnaire</td></tr><tr><td>Qui facture les actes</td><td>chaque praticien</td><td>chaque praticien ; la SISA peut encaisser et reverser si ses statuts le prévoient</td><td>le centre</td></tr><tr><td>Forfait de l&#8217;Assurance maladie</td><td>non</td><td>rémunération ACI versée à la SISA, sous réserve de contractualiser et de remplir les indicateurs</td><td>selon le contrat choisi : accord national des centres de santé ou contrat ACI, pas les deux</td></tr><tr><td>Fiscalité de la structure</td><td>SCM : répartition des charges entre associés</td><td>SISA : régime des sociétés de personnes, option IS possible</td><td>selon le gestionnaire (association, collectivité…)</td></tr><tr><td>Commissaire aux comptes</td><td>rarement concerné</td><td>si la SISA dépasse deux des trois seuils légaux</td><td>si l&#8217;association dépasse 153 000 € de subventions, ou deux des trois seuils</td></tr><tr><td><strong>Adapté si…</strong></td><td>vous voulez partager des frais sans projet commun</td><td>vous portez un projet de santé coordonné entre professions</td><td>un gestionnaire porte la structure et salarie les soignants</td></tr></tbody></table></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Comment fonctionne la SISA, et comment la comptabiliser ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La SISA met en commun des moyens et organise des activités exercées en commun : coordination, éducation thérapeutique, coopération. C&#8217;est elle qui peut percevoir la rémunération ACI, et elle peut, si ses statuts le prévoient, encaisser les honoraires des membres pour les leur reverser. Fiscalement, elle relève du régime des sociétés de personnes, sauf option pour l&#8217;IS : ce sont alors les associés qui sont imposés.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce que la SISA a le droit de faire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;article L4041-2 du Code de la santé publique lui donne trois objets (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048702136" target="_blank" rel="noopener">texte sur Legifrance</a>) :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>la mise en commun de moyens</strong> pour faciliter l&#8217;exercice de chacun de ses associés, comme une SCM ;</li>



<li><strong>l&#8217;exercice en commun d&#8217;activités</strong> de coordination thérapeutique, d&#8217;éducation thérapeutique ou de coopération entre professionnels de santé ;</li>



<li>pour une maison de santé, <strong>si ses statuts le prévoient</strong> : l&#8217;emploi de professionnels de santé salariés par la société, et l&#8217;encaissement de tout ou partie des rémunérations de ses membres, puis leur reversement à chacun d&#8217;eux.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">C&#8217;est ce troisième point qui change le plus la comptabilité. Une SISA qui encaisse pour le compte de ses membres manie des fonds qui ne lui appartiennent pas : ils doivent être suivis praticien par praticien et reversés selon des règles écrites à l&#8217;avance.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La fiscalité de la SISA</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le BOFiP range la SISA parmi les sociétés relevant du régime fiscal des sociétés de personnes, au titre du 7° de l&#8217;article 8 du CGI (BOI-BIC-CHAMP-70-20-10-10). Le résultat de la SISA est imposé entre les mains de ses associés, à proportion de leurs droits. La SISA peut aussi opter pour l&#8217;impôt sur les sociétés ; le BOFiP précise que, pour les exercices clos à partir du 31 décembre 2018, cette option peut sous conditions faire l&#8217;objet d&#8217;une renonciation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En l&#8217;absence d&#8217;option pour l&#8217;IS, les associés sont imposés sur leur quote-part du résultat selon les règles fiscales qui leur sont applicables. La comptabilité de la SISA et celles des praticiens doivent donc être cohérentes entre elles, exercice par exercice.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La rémunération ACI : un forfait annuel à répartir</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;Assurance maladie calcule la rémunération des maisons de santé par année civile et la verse au nom de la structure, en deux temps (<a href="https://www.ameli.fr/exercice-coordonne/exercice-professionnel/remunerations-forfaitaires-organisations-exercice-coordonne/remuneration-des-maisons-de-sante-pluriprofessionnelles" target="_blank" rel="noopener">ameli.fr</a>) :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>une avance</strong> égale à 60 % de la rémunération calculée pour un taux d&#8217;atteinte de 100 % des indicateurs « prérequis socles » et « socles » sur une année complète, versée au plus tard le 30 avril de l&#8217;année concernée, ou dans les trois mois suivant la contractualisation pour une structure qui vient d&#8217;adhérer (elle est alors proratisée) ;</li>



<li><strong>un solde</strong>, égal à la différence entre la rémunération annuelle obtenue et l&#8217;avance, versé au plus tard le 30 avril de l&#8217;année suivante.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Trois sujets doivent être réglés avant le premier versement :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le traitement comptable et fiscal du forfait</strong>, qui dépend du régime applicable à la SISA et se détermine avec l&#8217;expert-comptable, en tenant compte du décalage entre l&#8217;avance et le solde.</li>



<li><strong>Ce qu&#8217;il finance</strong> : coordination, temps de réunion, systèmes d&#8217;information partagés, personnel. Les associés en décident, idéalement dans les statuts ou le règlement intérieur.</li>



<li><strong>Comment le montant disponible est réparti</strong> entre associés : au temps passé, aux missions assurées, à parts égales. Là encore, une règle écrite à l&#8217;avance.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Sans règle écrite, la répartition devient une source de conflit au moment où le solde est versé, au printemps de l&#8217;année suivante.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous créez une SISA ou votre maison de santé perçoit déjà l&#8217;ACI ?</strong> La clé de répartition et le traitement des fonds encaissés pour le compte des membres se décident avant le premier versement. <a href="https://berenfus-sante.fr/contact/">Faites relire votre organisation comptable</a> par le Cabinet Berenfus.</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Comment se gère la comptabilité d&#8217;un centre de santé ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un centre de santé est géré par une personne morale qui emploie les soignants : sa comptabilité est celle d&#8217;un employeur, et le plus souvent celle d&#8217;une association. Il perçoit une rémunération forfaitaire selon le contrat auquel il adhère, et peut être soumis à la certification de ses comptes par un commissaire aux comptes selon ses subventions et sa taille.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un employeur, pas un groupement de libéraux</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que les professionnels sont salariés (article L6323-1-5 du Code de la santé publique), le centre de santé gère des paies, des cotisations sociales d&#8217;employeur, des contrats de travail et des tableaux de bord d&#8217;activité. Les actes sont facturés par le centre. C&#8217;est un modèle économique radicalement différent de la maison de santé : le risque d&#8217;activité pèse sur le gestionnaire, pas sur chaque praticien.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les forfaits : accord national ou ACI</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un centre de santé doit choisir entre deux contrats : le contrat-type de l&#8217;ACI, ou celui de l&#8217;accord national des centres de santé ; il ne peut pas adhérer aux deux (<a href="https://www.ameli.fr/exercice-coordonne/textes-reference/accord-national-structure-sante/aci-pour-les-structures-de-sante" target="_blank" rel="noopener">ameli.fr</a>). Les centres de santé régis par l&#8217;accord national bénéficient d&#8217;une rémunération forfaitaire spécifique. L&#8217;Assurance maladie précise qu&#8217;elle « n&#8217;est pas une option » et qu&#8217;aucune démarche particulière n&#8217;est demandée pour en bénéficier, sous réserve de remplir les engagements prévus (<a href="https://www.ameli.fr/exercice-coordonne/exercice-professionnel/remunerations-forfaitaires-organisations-exercice-coordonne/remuneration-des-centres-de-sante/remunerations-des-centres-de-sante" target="_blank" rel="noopener">ameli.fr</a>). Quel que soit le contrat, ce forfait doit être traité selon les règles comptables applicables au gestionnaire et suivi dans un budget qui distingue les recettes d&#8217;actes, les forfaits et les éventuelles subventions.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les subventions publiques</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup de centres de santé associatifs reçoivent des subventions de collectivités. Au-delà d&#8217;un montant global annuel de <strong>153 000 €</strong> de subventions publiques en numéraire, l&#8217;association doit établir des comptes annuels (bilan, compte de résultat, annexe), en assurer la publicité et nommer un commissaire aux comptes (articles <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043982272" target="_blank" rel="noopener">L612-4</a> et D612-5 du Code de commerce).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand une structure de santé doit-elle nommer un commissaire aux comptes ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deux cas d&#8217;obligation concernent le plus souvent les structures de santé non commerciales : recevoir plus de 153 000 € de subventions publiques par an pour une association, ou dépasser deux des trois seuils de taille (50 salariés, 3,1 millions d&#8217;euros de chiffre d&#8217;affaires ou de ressources, 1,55 million d&#8217;euros de bilan).</p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th>Situation</th><th>Obligation</th><th>Référence</th></tr></thead><tbody><tr><td>Association recevant plus de 153 000 € de subventions publiques en numéraire par an</td><td>comptes annuels, publicité, commissaire aux comptes</td><td>art. L612-4 et D612-5 C. com.</td></tr><tr><td>Personne morale de droit privé non commerçante ayant une activité économique (une SISA ou une association gestionnaire, par exemple) qui dépasse deux des trois seuils</td><td>comptes annuels et au moins un commissaire aux comptes</td><td>art. L612-1 et R612-1 C. com.</td></tr><tr><td>Seuils de l&#8217;article R612-1</td><td>50 salariés en CDI (moyenne) ; 3 100 000 € de chiffre d&#8217;affaires HT ou de ressources ; 1 550 000 € de total de bilan</td><td>art. R612-1 C. com.</td></tr><tr><td>Fin de l&#8217;obligation fondée sur les seuils de taille</td><td>ne plus dépasser deux des trois seuils pendant deux exercices successifs ; cette règle ne supprime pas une obligation fondée sur un autre motif, comme les subventions</td><td>art. R612-1 C. com.</td></tr></tbody></table></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Une structure qui n&#8217;est pas obligée peut aussi choisir de faire certifier ses comptes, par exemple pour rassurer un financeur ou des associés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un point d&#8217;indépendance à connaître.</strong> Le code de déontologie des commissaires aux comptes exige l&#8217;absence de « risque d&#8217;autorévision » : un commissaire aux comptes ne peut pas se prononcer sur des éléments qu&#8217;il a lui-même produits (annexe 8-1 du Code de commerce). Pour une même structure, l&#8217;expertise comptable et la certification des comptes sont donc confiées à des intervenants distincts. Le recours à des intervenants distincts ne dispense pas d&#8217;examiner les liens de réseau et les risques d&#8217;autorévision avant l&#8217;acceptation de la mission. Le Cabinet Berenfus peut intervenir comme expert-comptable d&#8217;une structure, ou comme commissaire aux comptes d&#8217;une autre ; pas les deux pour la même. Les missions de commissariat aux comptes du cabinet sont présentées sur notre page <a href="https://berenfus-sante.fr/commissaire-aux-comptes-professions-sante-paris/">commissaire aux comptes pour professions de santé</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Expert comptable centre médical : que fait-il selon la structure ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mission dépend de la structure. Pour un centre médical, elle porte sur la SCM et la comptabilité de chaque praticien. Pour une maison de santé, sur la SISA, la répartition de l&#8217;ACI et la cohérence avec les comptes des associés. Pour un centre de santé, sur une comptabilité d&#8217;employeur et, souvent, d&#8217;association subventionnée.</p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th>Structure</th><th>Ce que l&#8217;expert-comptable prend en charge</th></tr></thead><tbody><tr><td>Centre médical</td><td>comptabilité et déclarations de la SCM ; répartition des charges entre associés ; comptabilité libérale de chaque praticien qui le souhaite ; conseil sur l&#8217;entrée ou la sortie d&#8217;un associé</td></tr><tr><td>Maison de santé (SISA)</td><td>choix de la structure et rédaction comptable des statuts avec votre conseil juridique ; comptabilité de la SISA ; traitement comptable de l&#8217;ACI et suivi de sa répartition ; suivi des fonds encaissés et reversés ; transmission des quotes-parts aux associés</td></tr><tr><td>Centre de santé</td><td>comptabilité de l&#8217;association ou du gestionnaire ; paies et déclarations sociales ; budget et suivi des forfaits ; comptes annuels exigés par les financeurs ; préparation de l&#8217;audit si un commissaire aux comptes est nommé</td></tr></tbody></table></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Un même cabinet peut ainsi tenir à la fois les comptes de la SISA et ceux des praticiens qui la composent. C&#8217;est souvent le moyen le plus sûr d&#8217;éviter les écarts entre la quote-part déclarée par chacun et le résultat de la société.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les points de vigilance avant de créer la structure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les difficultés les plus fréquentes naissent d&#8217;un choix de structure fait sans mesurer ses conséquences comptables : un forfait ACI attendu alors que la maison de santé n&#8217;est pas une SISA, des honoraires encaissés sans règle de reversement, un seuil de subventions franchi sans l&#8217;anticiper.</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Confondre centre médical et maison de santé.</strong> Un cabinet de groupe en SCM, sans projet de santé ni SISA, n&#8217;ouvre pas droit à la rémunération ACI. Le nom « centre médical » sur la plaque n&#8217;y change rien.</li>



<li><strong>Encaisser pour les autres sans base statutaire.</strong> L&#8217;encaissement et le reversement des rémunérations des membres par la SISA supposent que ses statuts le prévoient. À défaut, la structure manie des fonds sans cadre.</li>



<li><strong>Ne pas écrire la clé de répartition de l&#8217;ACI.</strong> Le solde est versé au printemps de l&#8217;année suivante. Si la règle de partage n&#8217;est pas fixée, elle se négocie au pire moment.</li>



<li><strong>Ignorer le décalage entre avance et solde.</strong> Le solde de l&#8217;année N est versé en N+1 : son traitement comptable et fiscal doit être déterminé selon le régime de la SISA, faute de quoi le résultat de la SISA, et donc la quote-part de chaque associé, risque d&#8217;être faussé.</li>



<li><strong>Franchir le seuil de 153 000 € de subventions sans le voir venir.</strong> Pour un centre de santé associatif, une subvention supplémentaire peut déclencher l&#8217;obligation de comptes annuels publiés et de commissaire aux comptes. Mieux vaut le prévoir au budget.</li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qui reste à vérifier pour votre situation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les montants de l&#8217;ACI et de l&#8217;accord national des centres de santé dépendent d&#8217;indicateurs et d&#8217;avenants qui évoluent : ce guide n&#8217;en donne pas les montants, qui sont à lire sur ameli.fr pour l&#8217;année concernée. De même, le choix entre le régime des sociétés de personnes et l&#8217;option à l&#8217;IS pour une SISA se décide sur les chiffres de la structure et de ses associés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de parler comptabilité, il faut savoir quelle structure vous avez réellement :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le <strong>centre médical</strong>, au sens du cabinet de groupe libéral présenté ici, souvent organisé en SCM, mutualise les moyens sans ouvrir, à lui seul, droit à l&#8217;ACI ;</li>



<li>une <strong>maison de santé</strong> porte un projet de santé ; constituée en <strong>SISA</strong>, elle peut percevoir l&#8217;ACI sous réserve de contractualiser et de remplir les conditions conventionnelles, relève du régime des sociétés de personnes sauf option pour l&#8217;IS, et peut encaisser pour ses membres si ses statuts le prévoient ;</li>



<li>un <strong>centre de santé</strong> est un employeur, souvent associatif, qui perçoit une rémunération forfaitaire selon le contrat choisi (accord national ou ACI) et peut devoir nommer un commissaire aux comptes.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Chacune appelle une comptabilité différente, et un expert-comptable qui connaît ces règles avant la création de la structure, pas après.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Questions fréquentes</h2>


<div id="rank-math-faq" class="rank-math-block">
<div class="rank-math-list ">
<div id="faq-question-1792052570756" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question ">Quelle est la différence entre un centre médical et une maison de santé ?</h3>
<div class="rank-math-answer ">

<p>Le « centre médical » n&#8217;a pas de définition légale : c&#8217;est le plus souvent un cabinet de groupe où chaque praticien exerce en libéral et partage des frais, par exemple dans une SCM. La maison de santé est définie par l&#8217;article L6323-3 du Code de la santé publique : elle réunit des professionnels autour d&#8217;un projet de santé et peut percevoir l&#8217;ACI si elle est constituée en SISA et remplit les conditions conventionnelles.</p>

</div>
</div>
<div id="faq-question-1792052570757" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question ">Une maison de santé doit-elle être une SISA ?</h3>
<div class="rank-math-answer ">

<p>Pour percevoir la rémunération forfaitaire de l&#8217;accord conventionnel interprofessionnel (ACI), une maison de santé pluriprofessionnelle doit être constituée en SISA, selon l&#8217;Assurance maladie. La SISA permet aussi, si ses statuts le prévoient, d&#8217;employer des professionnels salariés et d&#8217;encaisser puis de reverser les rémunérations de ses membres.</p>

</div>
</div>
<div id="faq-question-1792052570758" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question ">Quelle est la comptabilité d&#8217;une SISA ?</h3>
<div class="rank-math-answer ">

<p>La SISA tient sa propre comptabilité : charges communes, rémunération ACI, et le cas échéant fonds encaissés pour le compte des membres puis reversés. Fiscalement, elle relève du régime des sociétés de personnes (article 8, 7° du CGI) : son résultat est imposé entre les mains des associés, sauf option pour l&#8217;impôt sur les sociétés.</p>

</div>
</div>
<div id="faq-question-1792052570759" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question ">Comment est versée la rémunération ACI d&#8217;une maison de santé ?</h3>
<div class="rank-math-answer ">

<p>L&#8217;Assurance maladie la calcule par année civile et la verse au nom de la structure en deux temps : une avance de 60 % de la rémunération calculée à 100 % des indicateurs « prérequis socles » et « socles », au plus tard le 30 avril de l&#8217;année concernée, ou dans les trois mois suivant la contractualisation pour une nouvelle adhésion, avec proratisation ; puis le solde au plus tard le 30 avril de l&#8217;année suivante. La répartition entre associés relève de leurs règles internes.</p>

</div>
</div>
<div id="faq-question-1792052570760" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question ">Les médecins d&#8217;un centre de santé sont-ils libéraux ?</h3>
<div class="rank-math-answer ">

<p>Non. L&#8217;article L6323-1-5 du Code de la santé publique prévoit que les professionnels qui exercent au sein des centres de santé sont salariés, ou agents de la collectivité lorsqu&#8217;une collectivité gère le centre. C&#8217;est la principale différence avec la maison de santé, où les professionnels restent en règle générale libéraux.</p>

</div>
</div>
<div id="faq-question-1792052570761" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question ">Un centre de santé associatif doit-il avoir un commissaire aux comptes ?</h3>
<div class="rank-math-answer ">

<p>Oui s&#8217;il reçoit plus de 153 000 € de subventions publiques en numéraire par an (articles L612-4 et D612-5 du Code de commerce), ou s&#8217;il dépasse deux des trois seuils suivants : 50 salariés, 3,1 millions d&#8217;euros de chiffre d&#8217;affaires ou de ressources, 1,55 million d&#8217;euros de total de bilan (articles L612-1 et R612-1).</p>

</div>
</div>
</div>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Vous montez ou gérez une structure de santé collective ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Cabinet Berenfus accompagne les professionnels de santé libéraux en Île-de-France, seuls ou en structure collective. Héléna Berenfus, expert-comptable et commissaire aux comptes, examine votre projet de centre médical, de maison de santé ou de centre de santé, et vous indique les obligations comptables et fiscales qui en découlent avant toute mission.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://berenfus-sante.fr/contact/">Demander une étude de votre projet</a></strong> : premier échange sans engagement, honoraires communiqués avant toute mission.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ou directement : helena@cabinet-berenfus.fr ou 01 85 44 17 27. Voir aussi notre accompagnement des <a href="https://berenfus-sante.fr/expert-comptable-medecin/">médecins libéraux</a> et des <a href="https://berenfus-sante.fr/expert-comptable-kinesitherapeute/">kinésithérapeutes</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Article à jour au 15 octobre 2026. Sources : Code de la santé publique (art. L4041-2, L6323-1, L6323-1-3, L6323-1-5, L6323-3), loi n° 66-879 du 29 novembre 1966 (art. 36), Code de commerce (art. L612-1, L612-4, D612-5, R612-1, annexe 8-1), BOFiP (BOI-BIC-CHAMP-70-20-10-10), ameli.fr (ACI et accord national des centres de santé).</em></p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://berenfus-sante.fr/expert-comptable-centre-medical-maison-de-sante/">Centre médical, maison de santé ou centre de santé : comptabilité, fiscalité et rôle de l&#8217;expert-comptable (guide 2026)</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://berenfus-sante.fr">Cabinet Berenfus - Expert-Comptable Santé</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>TVA et professions de santé : ce qui est exonéré, ce qui ne l&#8217;est pas</title>
		<link>https://berenfus-sante.fr/tva-profession-de-sante-exoneration/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Helena Berenfus]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2026 10:45:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fiscalité BNC]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://berenfus-sante.fr/?p=272</guid>

					<description><![CDATA[<p>La plupart des professionnels de santé libéraux pensent échapper à la TVA. C&#8217;est vrai pour les soins. En revanche, c&#8217;est faux pour le reste. Or ce « reste » dépasse souvent 40 000 € par an chez un médecin installé : expertises, redevances de collaboration, location de local aménagé. Dès lors qu&#8217;un seuil précis est [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La plupart des professionnels de santé libéraux pensent échapper à la TVA. C&#8217;est vrai pour les soins. En revanche, c&#8217;est faux pour le reste. Or ce « reste » dépasse souvent 40 000 € par an chez un médecin installé : expertises, redevances de collaboration, location de local aménagé. Dès lors qu&#8217;un seuil précis est franchi, la TVA devient exigible, avec obligation de déclaration et régularisation rétroactive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Héléna Berenfus, experte-comptable et commissaire aux comptes, signe cet article. Elle détaille ce que l&#8217;exonération couvre réellement, les huit opérations qui restent taxables, le changement d&#8217;avril 2025 sur les actes esthétiques, et le seuil qui fait basculer un cabinet dans la TVA.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qui bénéficie de l&#8217;exonération de TVA en santé ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&#8217;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000042909959/" target="_blank" rel="noopener">article 261-4-1° du code général des impôts</a> exonère de TVA les soins dispensés aux personnes. L&#8217;exonération tient à deux conditions cumulatives : la nature de l&#8217;acte, qui doit être un soin, et la qualité de celui qui le rend, qui doit relever d&#8217;une profession visée par le texte.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les professions couvertes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte vise les membres des professions médicales et paramédicales réglementées. La <a href="https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/1139-PGP.html/identifiant=BOI-TVA-CHAMP-30-10-20-10-20250409" target="_blank" rel="noopener">doctrine administrative</a>, mise à jour le 9 avril 2025, en détaille la liste :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les médecins, généralistes comme spécialistes ;</li>



<li>les chirurgiens-dentistes ;</li>



<li>les sages-femmes ;</li>



<li>les professionnels paramédicaux réglementés : masseurs-kinésithérapeutes, infirmiers, orthophonistes, orthoptistes, pédicures-podologues ;</li>



<li>les pharmaciens remplissant les conditions légales ;</li>



<li>les praticiens autorisés à faire usage du titre d&#8217;ostéopathe, de chiropracteur, de psychologue ou de psychothérapeute ;</li>



<li>les psychanalystes titulaires d&#8217;un diplôme de psychologie clinique.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Ce que « soin » veut dire fiscalement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;exonération couvre les prestations qui concourent à établir un diagnostic médical ou à traiter une maladie humaine. Autrement dit, la finalité thérapeutique commande tout. Dès qu&#8217;une prestation sort de cette finalité, elle sort de l&#8217;exonération, même rendue par un praticien parfaitement habilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or c&#8217;est le point que la plupart des cabinets sous-estiment. En effet, le statut du praticien ne suffit pas. En pratique, chaque ligne de recette s&#8217;apprécie pour elle-même.</p>




<figure class="wp-block-image size-full schema-berenfus skip-lazy"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1200" height="680" src="https://berenfus-sante.fr/wp-content/uploads/2026/09/schema1.png" alt="arbre de décision : une recette de cabinet de santé est-elle soumise à la TVA ou exonérée" class="wp-image-281 skip-lazy" srcset="https://berenfus-sante.fr/wp-content/uploads/2026/09/schema1.png 1200w, https://berenfus-sante.fr/wp-content/uploads/2026/09/schema1-300x170.png 300w, https://berenfus-sante.fr/wp-content/uploads/2026/09/schema1-1024x580.png 1024w, https://berenfus-sante.fr/wp-content/uploads/2026/09/schema1-768x435.png 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le parcours de décision, du soin exonéré à la TVA exigible.</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">TVA profession de santé : les huit opérations qui restent taxables</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La doctrine administrative liste explicitement les activités taxables d&#8217;un professionnel de santé. Elles sont plus nombreuses qu&#8217;on ne le croit, et certaines constituent des recettes régulières : expertises, redevances de collaboration, location de local aménagé.</strong></p>



<figure class="wp-block-table"><table><thead><tr><th>Opération</th><th>Régime</th><th>Pourquoi</th></tr></thead><tbody><tr><td>Expertises médicales, en justice ou pour un assureur</td><td><strong>Taxable</strong></td><td>Ce n&#8217;est pas un soin</td></tr><tr><td>Rétrocessions et redevances de collaboration perçues</td><td><strong>Taxable</strong></td><td>Prestation de service entre professionnels</td></tr><tr><td>Conseil auprès de laboratoires pharmaceutiques</td><td><strong>Taxable</strong></td><td>Activité de conseil, pas de soin</td></tr><tr><td>Ventes de médicaments par un médecin propharmacien</td><td><strong>Taxable</strong></td><td>Livraison de biens</td></tr><tr><td>Vente de prothèses à une personne non suivie par le praticien</td><td><strong>Taxable</strong></td><td>Pas de soin rattaché</td></tr><tr><td>Location de locaux aménagés, <strong>même entre confrères</strong></td><td><strong>Taxable</strong></td><td>Mise à disposition de moyens</td></tr><tr><td>Actes esthétiques sans finalité thérapeutique</td><td><strong>Taxable</strong></td><td>Voir la section suivante</td></tr><tr><td>Orthèses dentaires : appareils orthodontiques, gouttières</td><td><strong>Taxable</strong></td><td>Livraison de biens</td></tr><tr><td>Soins dispensés aux personnes</td><td>Exonéré</td><td>Article 261-4-1° du CGI</td></tr></tbody></table></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Les trois qui coûtent le plus cher en pratique</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les expertises.</strong> Qu&#8217;elles interviennent dans le cadre d&#8217;une instance ou d&#8217;un contrat d&#8217;assurance, elles supportent la TVA. Ainsi, un médecin qui réalise quelques expertises par mois pour des compagnies constitue, sans y penser, une activité taxable régulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les redevances de collaboration.</strong> Lorsqu&#8217;un titulaire met son cabinet à disposition d&#8217;un collaborateur contre une redevance, cette redevance est taxable. Plus précisément, elle l&#8217;est du côté du titulaire qui l&#8217;encaisse. Ce mécanisme est détaillé dans notre article sur <a href="https://berenfus-sante.fr/retrocessions-kinesitherapeutes-fiscalite-contrat/" target="_blank" rel="noopener">les rétrocessions entre kinésithérapeutes</a>, mais il concerne toutes les professions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La location de local aménagé.</strong> Ici, le texte précise « même entre confrères ». Partager un cabinet contre participation aux frais est donc une opération à qualifier avec soin. Dès lors, selon la rédaction de la convention, vous relevez soit d&#8217;un partage de frais, soit d&#8217;une location taxable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Actes esthétiques : ce qui a changé le 9 avril 2025</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un acte de médecine ou de chirurgie esthétique n&#8217;est exonéré que s&#8217;il poursuit une finalité thérapeutique. Depuis la mise à jour doctrinale du 9 avril 2025, la preuve de cette finalité obéit à un critère précis pour les actes non remboursés : la reconnaissance par la Haute Autorité de santé.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le critère retenu</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;intérêt diagnostique ou thérapeutique d&#8217;un acte esthétique est une question de fait. Le praticien doit pouvoir l&#8217;établir par tout moyen. La doctrine retient deux voies :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>l&#8217;acte est pris en charge</strong>, totalement ou partiellement, par l&#8217;assurance maladie ;</li>



<li><strong>à défaut de prise en charge</strong>, son intérêt thérapeutique ou diagnostique a été reconnu par la Haute Autorité de santé, ou par l&#8217;ANAES pour les avis antérieurs au 1er janvier 2005.</li>
</ol>



<h3 class="wp-block-heading">Ce que cela impose concrètement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le praticien vérifie l&#8217;avis de la HAS <strong>avant</strong> d&#8217;appliquer l&#8217;exonération à un acte donné. En revanche, il ne se fie ni à l&#8217;usage du cabinet, ni à la pratique d&#8217;un confrère. De fait, en cas de contrôle, la charge de la démonstration lui revient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, cette clarification ne modifie pas le droit applicable : l&#8217;administration confirme sa doctrine et tranche des divergences d&#8217;interprétation. Elle resserre en revanche ce qui était toléré par habitude.</p>



<h2 class="wp-block-heading">TVA profession de santé : le seuil qui fait basculer votre cabinet</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un professionnel de santé dont les recettes taxables restent sous les seuils de l&#8217;article 293 B du CGI bénéficie de la franchise en base : il ne facture pas la TVA et ne la déclare pas. Au-delà, il devient redevable. Point décisif : les soins exonérés n&#8217;entrent pas dans le calcul de ce seuil.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les seuils applicables</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Version de l&#8217;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000045035275" target="_blank" rel="noopener">article 293 B</a> en vigueur depuis le 1er mars 2025 :</p>



<figure class="wp-block-table"><table><thead><tr><th>Nature</th><th>Seuil de l&#8217;année précédente</th><th>Seuil majoré de l&#8217;année en cours</th></tr></thead><tbody><tr><td>Prestations de services</td><td><strong>37 500 €</strong></td><td><strong>41 250 €</strong></td></tr><tr><td>Total national toutes opérations</td><td>85 000 €</td><td>93 500 €</td></tr></tbody></table></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le dépassement du seuil majoré met fin à la franchise <strong>à compter de la date du dépassement</strong>, et non au 1er janvier suivant. Or c&#8217;est précisément ce détail qui produit les régularisations douloureuses.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quel chiffre d&#8217;affaires compte</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/849-PGP.html/identifiant=BOI-TVA-DECLA-40-10-10-20260701" target="_blank" rel="noopener">doctrine sur la franchise en base</a> est explicite : les prestations de soins exonérées au titre de l&#8217;article 261-4-1° du CGI <strong>ne sont pas prises en compte</strong> dans le chiffre d&#8217;affaires de référence. Autrement dit, seules les recettes taxables comptent : expertises, redevances, locations aménagées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un médecin qui encaisse 180 000 € d&#8217;honoraires de soins ne franchit donc aucun seuil de ce seul fait. En réalité, ce sont ses seules activités annexes qui le font basculer.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Cas chiffré : un médecin titulaire avec collaborateur</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Prenons un exemple simplifié, construit sur une configuration courante.</p>



<figure class="wp-block-table"><table><thead><tr><th>Poste de recette</th><th>Montant annuel</th><th>Compte pour le seuil ?</th></tr></thead><tbody><tr><td>Honoraires de soins</td><td>180 000 €</td><td>Non, exonérés</td></tr><tr><td>Expertises pour compagnies d&#8217;assurance</td><td>16 000 €</td><td><strong>Oui</strong></td></tr><tr><td>Redevance de collaboration perçue</td><td>26 000 €</td><td><strong>Oui</strong></td></tr><tr><td><strong>Total retenu pour le seuil</strong></td><td><strong>42 000 €</strong></td><td>—</td></tr></tbody></table></figure>



<figure class="wp-block-image size-full schema-berenfus skip-lazy"><img decoding="async" width="1200" height="600" src="https://berenfus-sante.fr/wp-content/uploads/2026/09/schema2.png" alt="cas chiffré : quelles recettes d'un médecin comptent pour le seuil de franchise en base de TVA" class="wp-image-282 skip-lazy" srcset="https://berenfus-sante.fr/wp-content/uploads/2026/09/schema2.png 1200w, https://berenfus-sante.fr/wp-content/uploads/2026/09/schema2-300x150.png 300w, https://berenfus-sante.fr/wp-content/uploads/2026/09/schema2-1024x512.png 1024w, https://berenfus-sante.fr/wp-content/uploads/2026/09/schema2-768x384.png 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption class="wp-element-caption">Seules les recettes taxables comptent pour le seuil. Les honoraires de soins en sont exclus.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ce médecin dépasse le seuil majoré de 41 250 €. En conséquence, la franchise cesse de s&#8217;appliquer dès la date du dépassement. À partir de ce jour, ses expertises et sa redevance de collaboration supportent la TVA au taux normal de 20 %, fixé par l&#8217;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000026950057" target="_blank" rel="noopener">article 278 du CGI</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les 42 000 € de recettes annexes, l&#8217;enjeu annuel approche <strong>8 400 €</strong> de taxe collectée. Concrètement, ce montant se refacture ou s&#8217;absorbe sur la marge. En revanche, ses honoraires de soins restent exonérés : le basculement ne les touche pas.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La contrepartie, souvent oubliée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Devenir redevable n&#8217;a pas que des inconvénients. En effet, la TVA supportée sur les dépenses affectées aux opérations taxables devient déductible. Encore faut-il savoir l&#8217;affecter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un praticien à activité mixte se trouve dans une situation particulière. Une partie de ses recettes est exonérée, l&#8217;autre est taxée. Dès lors, ses dépenses se répartissent en trois catégories :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>celles affectées <strong>exclusivement aux opérations taxables</strong> — par exemple le matériel utilisé uniquement pour les expertises : la TVA est intégralement déductible ;</li>



<li>celles affectées <strong>exclusivement aux soins exonérés</strong> : aucune déduction possible ;</li>



<li>celles à <strong>usage mixte</strong>, comme le loyer, le chauffage ou le matériel informatique : la déduction s&#8217;opère par application d&#8217;un coefficient.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ce coefficient se calcule, il ne s&#8217;estime pas. Par conséquent, la comptabilité doit être organisée pour tracer l&#8217;affectation des dépenses dès le premier euro taxable. Reconstituer cette ventilation deux ans plus tard, face à un vérificateur, coûte toujours plus cher que de l&#8217;avoir tenue.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les obligations qui accompagnent le basculement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sortir de la franchise n&#8217;est pas un simple changement de taux. Concrètement, le cabinet doit :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>mentionner la TVA sur ses factures</strong> d&#8217;expertise, de redevance ou de location, à compter de la date du dépassement ;</li>



<li><strong>déposer des déclarations de TVA</strong> selon la périodicité applicable à sa situation ;</li>



<li><strong>retirer la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI »</strong> des documents qui la portaient encore ;</li>



<li><strong>arbitrer la refacturation</strong> : la taxe se répercute-t-elle sur le confrère collaborateur, sur la compagnie d&#8217;assurance, ou s&#8217;absorbe-t-elle sur la marge ?</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ce dernier point est rarement neutre. Une compagnie d&#8217;assurance récupère la TVA, un collaborateur libéral exonéré ne la récupère pas. Autrement dit, le même basculement se répercute différemment selon votre interlocuteur, et cela se négocie avant, pas après.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qui change au 1er janvier 2027</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les articles 261 et 293 B du CGI vont disparaître. L&#8217;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053091516" target="_blank" rel="noopener">ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025</a> recodifie la TVA dans le code des impositions sur les biens et services. Legifrance fait courir la version actuelle de l&#8217;article 293 B jusqu&#8217;au 1er janvier 2027.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, il s&#8217;agit d&#8217;un déplacement des règles dans la norme, et non d&#8217;une réforme de fond. En pratique, les références citées dans vos conventions de collaboration, vos contrats de location et vos factures devront être mises à jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Point à confirmer avant toute décision.</strong> Une mise à jour doctrinale du 1er juillet 2026 annonce un aménagement du régime de la franchise en base, pris en application de l&#8217;article 82 de la loi de finances pour 2024 et de l&#8217;article 1er de la loi du 3 novembre 2025. Le détail de cet aménagement n&#8217;était pas explicite dans les sources consultées le 11 septembre 2026. Les seuils indiqués ci-dessus sont ceux de la version en vigueur de l&#8217;article 293 B : vérifiez-les à la source avant d&#8217;en tirer une conséquence contractuelle. Nous actualiserons cet article dès que le dispositif sera stabilisé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les erreurs que nous constatons en cabinet</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Cinq situations à corriger avant un contrôle TVA</h3>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Ne jamais avoir recensé ses recettes annexes.</strong> Beaucoup de praticiens ignorent le total de leurs expertises et redevances. Or c&#8217;est ce total, et lui seul, qui détermine le franchissement du seuil.</li>



<li><strong>Croire que le statut protège.</strong> Être médecin n&#8217;exonère pas : c&#8217;est l&#8217;acte qui est exonéré, pas la personne. Chaque ligne de recette s&#8217;apprécie séparément.</li>



<li><strong>Traiter une mise à disposition de local comme un simple partage de frais.</strong> Selon la rédaction de la convention, l&#8217;opération devient une location taxable. Le contrat compte autant que l&#8217;intention.</li>



<li><strong>Appliquer l&#8217;exonération à un acte esthétique par habitude.</strong> Depuis avril 2025, la référence est l&#8217;avis de la HAS pour les actes non remboursés. L&#8217;usage du cabinet ne vaut pas preuve.</li>



<li><strong>Découvrir le dépassement l&#8217;année suivante.</strong> La franchise cesse à la date du dépassement. Un suivi trimestriel des recettes taxables évite une régularisation rétroactive assortie d&#8217;intérêts.</li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading">En résumé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Trois vérifications suffisent à sécuriser votre situation. D&#8217;abord, listez vos recettes autres que les soins. Ensuite, comparez leur total aux seuils de 37 500 € et 41 250 €. Enfin, pour chaque acte esthétique non remboursé, vérifiez l&#8217;existence d&#8217;un avis de la HAS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois points déterminent si votre cabinet est redevable, et à partir de quelle date. Ensuite seulement viennent les déclarations, le coefficient de déduction et la refacturation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faire le point sur votre situation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Cabinet Berenfus accompagne les médecins, chirurgiens-dentistes, pharmaciens, infirmiers, kinésithérapeutes et sages-femmes exerçant en libéral. Héléna Berenfus, experte-comptable et commissaire aux comptes, recense vos recettes taxables et vous dit si vous franchissez le seuil, avant que l&#8217;administration ne le fasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://berenfus-sante.fr/contact/" target="_blank" rel="noopener">Demander un point sur votre situation TVA</a></strong> — réponse sous 48 heures ouvrées, premier échange sans engagement, honoraires communiqués avant tout démarrage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ou directement : helena@cabinet-berenfus.fr — 01 85 44 17 27. Cabinet situé 12 rue de la Gare, 91330 Yerres. Voir aussi nos pages dédiées aux <a href="https://berenfus-sante.fr/expert-comptable-medecin/" target="_blank" rel="noopener">médecins</a>, aux <a href="https://berenfus-sante.fr/expert-comptable-pharmacien/" target="_blank" rel="noopener">pharmaciens</a> et aux <a href="https://berenfus-sante.fr/expert-comptable-kinesitherapeute/" target="_blank" rel="noopener">kinésithérapeutes</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Questions fréquentes</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Sur le champ de l&#8217;exonération</h3>


<div id="rank-math-faq" class="rank-math-block">
<div class="rank-math-list ">
<div id="faq-question-1789123043747" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question ">Un ostéopathe est-il exonéré de TVA ?</h3>
<div class="rank-math-answer ">

<p>Oui, s&#8217;il est autorisé à faire légalement usage du titre d&#8217;ostéopathe. L&#8217;article 261-4-1° du CGI le vise expressément, au même titre que les chiropracteurs, psychologues et psychothérapeutes. L&#8217;exonération porte sur ses soins, pas sur d&#8217;éventuelles activités de conseil ou de formation.</p>

</div>
</div>
<div id="faq-question-1789123043748" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question ">Les rétrocessions d&#8217;honoraires sont-elles soumises à la TVA ?</h3>
<div class="rank-math-answer ">

<p>Oui. La redevance versée par un collaborateur au titulaire du cabinet constitue une prestation de service taxable. Elle entre dans le calcul du seuil de franchise du titulaire qui l&#8217;encaisse.</p>

</div>
</div>
<div id="faq-question-1789123043749" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question ">Je partage mon cabinet avec un confrère contre participation aux frais. Suis-je concerné ?</h3>
<div class="rank-math-answer ">

<p>Peut-être. La doctrine vise expressément la location de locaux aménagés « même entre confrères ». Tout dépend de la rédaction de votre convention : un partage de frais réel et une location déguisée ne reçoivent pas le même traitement.</p>

</div>
</div>
</div>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Sur le seuil et les obligations</h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Article à jour au 11 septembre 2026. Sources : <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000042909959/" target="_blank" rel="noopener">article 261 du CGI</a>, <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000045035275" target="_blank" rel="noopener">article 293 B du CGI</a>, <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000026950057" target="_blank" rel="noopener">article 278 du CGI</a>, <a href="https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/1139-PGP.html/identifiant=BOI-TVA-CHAMP-30-10-20-10-20250409" target="_blank" rel="noopener">BOI-TVA-CHAMP-30-10-20-10 du 9 avril 2025</a>, <a href="https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/849-PGP.html/identifiant=BOI-TVA-DECLA-40-10-10-20260701" target="_blank" rel="noopener">BOI-TVA-DECLA-40-10-10</a>, <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053091516" target="_blank" rel="noopener">ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025</a>.</em></p>


<div id="rank-math-faq" class="rank-math-block">
<div class="rank-math-list ">
<div id="faq-question-1789123044753" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question ">Mes honoraires de soins comptent-ils dans le seuil de franchise ?</h3>
<div class="rank-math-answer ">

<p>Non. Les prestations de soins exonérées au titre de l&#8217;article 261-4-1° du CGI sont exclues du chiffre d&#8217;affaires de référence. Seules vos recettes taxables sont retenues, ce qui change complètement le calcul pour un praticien à forte activité de soins.</p>

</div>
</div>
<div id="faq-question-1789123044754" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question ">À partir de quand dois-je facturer la TVA si je dépasse ?</h3>
<div class="rank-math-answer ">

<p>Dès la date du dépassement du seuil majoré, et non au 1er janvier suivant. C&#8217;est la règle de l&#8217;article 293 B du CGI. Un suivi en cours d&#8217;année est donc indispensable.</p>

</div>
</div>
<div id="faq-question-1789123044755" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question ">Que se passe-t-il pour mes actes esthétiques non remboursés ?</h3>
<div class="rank-math-answer ">

<p>Ils ne sont exonérés que si la Haute Autorité de santé a reconnu leur intérêt thérapeutique ou diagnostique, ou l&#8217;ANAES avant le 1er janvier 2005. À défaut, ils supportent la TVA. La doctrine l&#8217;a confirmé le 9 avril 2025.</p>

</div>
</div>
</div>
</div><p>L’article <a rel="nofollow" href="https://berenfus-sante.fr/tva-profession-de-sante-exoneration/">TVA et professions de santé : ce qui est exonéré, ce qui ne l&#8217;est pas</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://berenfus-sante.fr">Cabinet Berenfus - Expert-Comptable Santé</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Transmission cabinet médical, pharmacie, cabinet dentaire : valorisation, fiscalité, timing</title>
		<link>https://berenfus-sante.fr/transmission-cabinet-medical-pharmacie-dentaire-valorisation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Helena Berenfus]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 20:09:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dentiste]]></category>
		<category><![CDATA[Médecin]]></category>
		<category><![CDATA[Pharmacien]]></category>
		<category><![CDATA[Structures juridiques]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://berenfus-sante.fr/transmission-cabinet-medical-pharmacie-dentaire-valorisation/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment valoriser, fiscalement préparer et transmettre un cabinet médical, une officine ou un cabinet dentaire. Méthodes, étapes, pièges à éviter, fiscalité optimisée.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La transmission d&#8217;un cabinet libéral de santé est l&#8217;un des moments les plus structurants de la vie professionnelle d&#8217;un praticien.</strong> C&#8217;est aussi l&#8217;un des plus mal préparés. Valorisation sous-optimale, fiscalité pénalisante, négociation désavantageuse, dépréciation de la patientèle pendant la période de transition : les pièges sont nombreux. Voici notre guide terrain pour transmettre dans les meilleures conditions — médecin, pharmacien, chirurgien-dentiste, kiné.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois types de transmission à distinguer</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Cession de patientèle (BNC individuel)</strong> : vente du droit de présentation au successeur + matériel éventuel. Classique pour médecin, dentiste, kiné, sage-femme libéraux.</li>
<li><strong>Cession de fonds de commerce (BIC pharmacien)</strong> : vente de l&#8217;ensemble fonds d&#8217;officine (droit au bail + patientèle + stocks + matériel). Encadrée ARS.</li>
<li><strong>Cession de parts sociales (SELARL / SEL)</strong> : vente des titres de la société qui exerce. Fiscalement souvent plus avantageuse que la cession de patientèle.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix entre ces trois voies conditionne la valorisation, la fiscalité, et la négociation. C&#8217;est une décision à prendre <strong>2 à 5 ans avant la transmission</strong>, pas 3 mois avant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Méthodes de valorisation profession par profession</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Médecin libéral</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Valorisation de la patientèle : <strong>30 à 80 % du CA moyen sur 3 ans</strong>, selon la spécialité, la localisation, la fidélité de la patientèle, et le conventionnement. Fourchette haute (60-80 %) pour généralistes parisiens secteur 1 avec patientèle dense et fidèle. Fourchette basse (30-50 %) pour spécialistes secteur 2 où la patientèle suit plutôt le praticien que le cabinet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ajouter la valeur du matériel (à la valeur nette comptable ou à la valeur de marché si supérieure) et celle du droit au bail si c&#8217;est vous le propriétaire du bail.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Chirurgien-dentiste</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Patientèle : <strong>30 à 80 % du CA moyen 3 ans</strong>, fourchette haute pour omnipraticiens avec patientèle récurrente (contrôles, prothèses, orthodontie) et installation urbaine. Matériel dentaire : fauteuil (5-15 k€ après amortissement selon âge), radio panoramique (8-25 k€), imagerie 3D CBCT (30-60 k€), scanner intra-oral (10-20 k€). Total matériel : 50-150 k€ typiquement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pharmacien d&#8217;officine</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Méthode dominante : <strong>70 à 100 % du CA HT</strong>. Paris intra-muros et zones denses : fourchette haute 90-110 %. Province/banlieue : 65-85 %. Méthode EBE : <strong>6 à 9 fois l&#8217;excédent brut d&#8217;exploitation retraité</strong>. Ajouter le stock valorisé à l&#8217;inventaire (généralement 150-400 k€ selon taille).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les officines supérieures à 1 M€ de CA, nous utilisons systématiquement les deux méthodes en parallèle (CA + EBE) pour sécuriser la valorisation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Masseur-kinésithérapeute</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Valorisation patientèle : <strong>30 à 60 % du CA moyen 3 ans</strong>. La patientèle kiné est moins &#8220;fidèle à un lieu&#8221; que médecin/dentiste (prescription médicale orientée, convenance géographique du patient), ce qui justifie une fourchette plus basse. Valeur du matériel (table, appareils de rééducation) souvent modeste : 10-30 k€.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fiscalité : 3 régimes d&#8217;exonération à connaître</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Article 238 quindecies — exonération petites entreprises</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Exonération <strong>totale</strong> de la plus-value professionnelle si la valeur de cession est inférieure à <strong>500 000 €</strong> et si l&#8217;activité a été exercée pendant au moins <strong>5 ans</strong>. Exonération <strong>dégressive</strong> entre 500 k€ et 1 M€. Au-delà d&#8217;1 M€, pas d&#8217;exonération sur cette base.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&#8217;est le dispositif le plus utilisé pour les petites et moyennes cessions de patientèle : médecin libéral cédant à 250-400 k€, cabinet dentaire à 300-500 k€, petite officine à 700-900 k€.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Article 151 septies — exonération pour départ retraite</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Exonération totale de la plus-value professionnelle si le cédant part à la retraite dans les <strong>2 ans qui suivent ou précèdent la cession</strong>. Conditions : 5 ans minimum d&#8217;exercice, respect de seuils de CA (250 k€ de recettes annuelles pour exonération totale, 350 k€ pour exonération partielle).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dispositif très utilisé par les médecins, dentistes, pharmaciens cédant à 55-65 ans. Compatible avec d&#8217;autres exonérations sous conditions.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Article 151 septies B — exonération des plus-values long terme immobilières</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si vous détenez les murs de votre cabinet via une SCI depuis plus de 15 ans, la plus-value immobilière peut être en partie exonérée au moment de la cession. Règles complexes, à arbitrer avec un expert-comptable spécialisé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Calendrier type d&#8217;une transmission réussie</h2>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>M-60 à M-36 (2 à 5 ans avant)</strong> : choix de la voie (cession patientèle vs cession parts SELARL), nettoyage comptable, constitution/renforcement SELARL si pertinent, optimisation des 3 derniers bilans.</li>
<li><strong>M-24 à M-18</strong> : valorisation initiale multi-méthodes par votre expert-comptable, arbitrage fiscal (quel régime d&#8217;exonération cibler), préparation du dossier de cession (bilans, 2035 ou 2031, patientèle, matériel).</li>
<li><strong>M-12</strong> : recherche du successeur (confrère direct, réseau Ordre, cabinet spécialisé type Caduceum/Interfimo/Pharmetudes pour les officines). Signature d&#8217;une charte de confidentialité avec chaque candidat sérieux.</li>
<li><strong>M-9 à M-6</strong> : négociation et signature d&#8217;une <strong>lettre d&#8217;intention (LOI)</strong> : prix indicatif, conditions suspensives (financement acquéreur, ARS pour pharmacie, agrément Ordre).</li>
<li><strong>M-6 à M-3</strong> : audit acquéreur (due diligence), rédaction du protocole de cession par avocat, garanties d&#8217;actif/passif.</li>
<li><strong>M-3 à J</strong> : signature du protocole, levée des conditions suspensives, paiement, acte définitif.</li>
<li><strong>J+0 à M+6</strong> : période de présentation au successeur (2-4 mois pour médecin/dentiste, 6-12 mois pour pharmacien avec ARS), accompagnement technique.</li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading">Les 5 pièges les plus fréquents</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Piège 1 — Attendre le dernier moment</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Préparer la transmission en 3 mois au lieu de 2-3 ans coûte <strong>10 à 20 % de valorisation en moins</strong>. Bilans non optimisés, choix fiscal subi, négociation en position de faiblesse.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Piège 2 — Ignorer l&#8217;arbitrage BNC vs SELARL avant cession</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Passer en SELARL 3-5 ans avant la cession peut transformer une cession de patientèle (fortement taxée) en cession de parts sociales (fiscalité souvent plus douce). Cet arbitrage peut représenter <strong>50-150 k€ d&#8217;économie</strong> sur une cession à 500 k€-1 M€.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Piège 3 — Négliger la garantie d&#8217;actif/passif</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un protocole de cession sans garantie bien calibrée expose le cédant à des recours pendant 3-5 ans après la vente. Protéger le cédant par une garantie plafonnée et limitée dans le temps est <strong>non négociable</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Piège 4 — Sous-estimer l&#8217;accompagnement post-cession</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Une patientèle cédée ne reste fidèle au repreneur que si elle est accompagnée. Prévoir 2-6 mois de présentation active (patients, partenaires médicaux, pharmacies du quartier, laboratoires) est une <strong>condition de rétention</strong> de la patientèle à 80-90 %.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Piège 5 — Ne pas préparer l&#8217;après</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup de cédants se retrouvent avec 500 k€-2 M€ de produit de cession et aucune stratégie patrimoniale construite. Assurance-vie, PER, immobilier locatif, SCI, placements bancaires : l&#8217;allocation doit être pensée <strong>avant</strong> la cession, pas après.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Notre accompagnement transmission</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Cabinet Berenfus accompagne les professionnels de santé libéraux dans la transmission de leur cabinet ou officine. En tant qu&#8217;<strong>expert-comptable + commissaire aux comptes (CAC inscrit CNCC/H2A)</strong>, nous apportons une rigueur de niveau audit à la valorisation et à la préparation des bilans — un avantage décisif face au repreneur et à sa banque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre méthode :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Diagnostic gratuit initial : état des lieux + faisabilité transmission + estimation haute/basse de valorisation</li>
<li>Plan de travail à 2-5 ans selon votre horizon</li>
<li>Valorisation multi-méthodes (CA, EBE, actif net corrigé) documentée</li>
<li>Arbitrage fiscal : 238 quindecies, 151 septies, SELARL + holding SPFPL, selon votre profil</li>
<li>Coordination avec avocat, notaire, banque, cabinet de transmission spécialisé</li>
<li>Accompagnement post-cession : liquidation patrimoniale, défiscalisation du produit</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="/contact/">Demander un diagnostic transmission gratuit →</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources officielles</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037986013/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Legifrance — Article 238 quindecies CGI</a></li>
<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037986025/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Legifrance — Article 151 septies CGI</a></li>
<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043657604/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Legifrance — Article 151 septies B CGI</a></li>
<li><a href="https://www.impots.gouv.fr/professionnel/plus-values-professionnelles" rel="nofollow noopener" target="_blank">impots.gouv.fr — Plus-values professionnelles</a></li>
</ul>



<p class="berenfus-disclaimer wp-block-paragraph"><em>📅 Article mis à jour le 27 avril 2026. Les informations contenues dans cet article sont données à titre général et ne constituent pas un conseil personnalisé. Pour une analyse adaptée à votre situation, prenez rendez-vous avec un expert-comptable spécialisé.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="/commissaire-aux-comptes-professions-sante/">Commissaire aux comptes pour professions santé : pourquoi</a></li>
<li><a href="/comptabilite-officine-pharmacie-stocks-valorisation-cession/">Comptabilité officine : stocks, valorisation, cession</a></li>
<li><a href="/selarl-vs-exercice-liberal-medecin-simulation/">SELARL vs exercice libéral : simulation chiffrée</a></li>
<li><a href="/selarl-pharmacien-avantages-inconvenients-couts/">SELARL pharmacien : avantages, inconvénients, coûts</a></li>
<li><a href="/optimisation-fiscale-medecin-paris-7-leviers/">Optimisation fiscale médecin Paris : 7 leviers légaux</a></li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Commissaire aux comptes pour professions de santé : pourquoi votre expert-comptable doit aussi être CAC</title>
		<link>https://berenfus-sante.fr/commissaire-aux-comptes-professions-sante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Helena Berenfus]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 20:07:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Structures juridiques]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://berenfus-sante.fr/commissaire-aux-comptes-professions-sante/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pourquoi choisir un expert-comptable qui est aussi Commissaire aux Comptes (CAC) quand on est médecin, dentiste, pharmacien ou en SELARL ? Analyse du double-métier, bénéfices concrets, cas où c'est décisif.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Choisir un expert-comptable est déjà un acte structurant pour un professionnel de santé libéral. Choisir un expert-comptable qui est <em>aussi</em> Commissaire aux Comptes (CAC) est un cran au-dessus.</strong> Le combo est rare en France, et particulièrement rare dans la niche des professions de santé. Voici pourquoi ça peut tout changer pour la sécurisation de votre exercice, la préparation de vos structures, et la crédibilité de votre cabinet face aux banques, à l&#8217;administration fiscale, et à vos associés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rappel : deux professions, deux missions distinctes</h2>



<h3 class="wp-block-heading">L&#8217;expert-comptable (EC)</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Inscrit à l&#8217;<strong>Ordre des Experts-Comptables (OEC)</strong>, l&#8217;expert-comptable accompagne l&#8217;activité au quotidien : tenue de la comptabilité, déclarations fiscales (2035, 2031, TVA), paie, conseil juridique de premier niveau, optimisation fiscale. Il est <em>le partenaire de gestion</em> de votre cabinet.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le commissaire aux comptes (CAC)</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Inscrit à la <strong>Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (CNCC)</strong> et à la <strong>Haute Autorité de l&#8217;Audit (H2A, ex-H3C)</strong>, le CAC est un professionnel indépendant qui <em>certifie</em> la régularité et la sincérité des comptes d&#8217;une société. Son rôle n&#8217;est pas de gérer mais de <em>vérifier</em>. Il émet un rapport annuel qui a valeur légale, opposable aux tiers (banques, administration, associés, investisseurs).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux professions sont, en principe, <strong>incompatibles sur une même entité</strong> — un CAC ne peut pas certifier les comptes qu&#8217;il a lui-même tenus. Mais un professionnel inscrit aux deux ordres peut choisir, dossier par dossier, lequel de ses deux chapeaux il porte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi un EC + CAC combinés change la donne</h2>



<h3 class="wp-block-heading">1. Conscience de la contrainte d&#8217;audit dès la tenue quotidienne</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un EC classique tient vos comptes avec les standards professionnels usuels. Un EC qui est <em>aussi</em> CAC anticipe dès la tenue quotidienne ce qui sera vu d&#8217;un œil auditeur : traçabilité des pièces, justifications des provisions, homogénéité des méthodes comptables, séparation des exercices. Votre comptabilité est nativement <em>audit-ready</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conséquence concrète : en cas de contrôle fiscal, de demande de financement bancaire important, ou de valorisation pré-cession, vos comptes tiennent la route à la première lecture. Pas de ménage de dernière minute, pas de provision oubliée, pas de justificatif introuvable.</p>



<h3 class="wp-block-heading">2. Gouvernance renforcée sur les structures SELARL, SEL, SPFPL</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dès que votre SELARL dépasse <strong>2 des 3 seuils légaux</strong> (5 M€ de total bilan, 10 M€ de CA HT, 50 salariés), la nomination d&#8217;un CAC devient obligatoire pendant 6 exercices. Mais même en-dessous des seuils, beaucoup de structures médicales complexes (groupements multi-praticiens, holdings SPFPL détenant plusieurs SELARL, cabinets dentaires avec assistants dentaires salariés en forte croissance) <em>choisissent volontairement</em> de nommer un CAC pour sécuriser la gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avoir son EC et son CAC dans le même cabinet (via deux mandats distincts, avec un autre associé ou réseau pour l&#8217;audit pour respecter l&#8217;indépendance) simplifie la coordination, réduit les coûts de coordination, et améliore la qualité de la restitution annuelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading">3. Crédibilité maximale auprès des banques et repreneurs</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quand vous sollicitez un prêt de 300 000 € pour racheter une pharmacie ou reprendre un cabinet dentaire, la banque regarde deux choses : votre dossier personnel, et la <em>qualité de vos comptes</em>. Un dossier présenté par un EC reconnu est crédible. Un dossier présenté par un EC également CAC l&#8217;est <em>beaucoup plus</em>, parce que le banquier sait que le praticien a l&#8217;habitude de produire des comptes qui résistent à l&#8217;audit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Idem en cas de cession : le repreneur (et son propre expert-comptable) sera <em>significativement plus rassuré</em> par des comptes établis et suivis par un EC+CAC. Cela se traduit souvent par une valorisation mieux défendue et une négociation plus courte.</p>



<h3 class="wp-block-heading">4. Prévention des conflits entre associés</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les SCM, SELARL multi-associés, groupements de praticiens, les désaccords comptables sont l&#8217;une des premières causes de rupture. Un EC qui est aussi CAC intègre d&#8217;emblée dans les statuts et dans le mode de tenue des règles qui protègent tous les associés — méthodes de répartition des charges, modalités de décompte des journées travaillées, provisions sur créances, traitement des rétrocessions. Cela évite 80 % des contentieux internes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">5. Préparation fluide de la transmission</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La transmission d&#8217;un cabinet, d&#8217;une pharmacie ou d&#8217;une SELARL médicale est l&#8217;un des moments où la qualité comptable est <em>décisive</em>. Valorisation à partir des bilans, due diligence par le repreneur, traitement des plus-values (article 238 quindecies, article 151 septies, report d&#8217;imposition), négociation des garanties d&#8217;actif/passif : tout repose sur la fiabilité des chiffres produits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un EC+CAC anticipe 2 à 5 ans avant la cession les points d&#8217;attention qui seront regardés par le repreneur. Il prépare des comptes &#8220;propres&#8221; pour la cession, documente les retraitements, et accompagne le cédant pendant la phase d&#8217;audit. Gain moyen observé sur nos dossiers : <strong>3 à 8 % de valorisation en plus</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les cas où le combo EC+CAC est décisif</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Médecin spécialiste secteur 2 avec BNC > 200 k€</strong> envisageant SELARL + holding SPFPL : l&#8217;architecture mérite une vigilance d&#8217;audit dès la constitution.</li>
<li><strong>Pharmacien reprenant une officine à 1,5-3 M€ de CA</strong> : la banque exige des bilans pré-cession audités ou au minimum suivis par un EC reconnu.</li>
<li><strong>Chirurgien-dentiste en SELARL 2-3 associés</strong> avec matériel lourd (imagerie 3D, scanner, fauteuils) : les amortissements, provisions et répartitions entre associés sont des zones de contentieux fréquentes.</li>
<li><strong>Groupement de kinés en SCM + SELARL</strong> avec rétrocessions croisées : la traçabilité des flux est cruciale pour l&#8217;URSSAF comme pour les associés.</li>
<li><strong>Maison de santé pluridisciplinaire (MSP)</strong> avec SISA ou SCM multi-professions : structure complexe où un regard CAC dès la tenue comptable évite les redressements.</li>
<li><strong>Toute structure préparant une cession à 5-10 ans</strong> : les comptes des 3 derniers exercices déterminent 70 % de la valorisation.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que le Cabinet Berenfus apporte en combinant EC et CAC</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Helena Berenfus est à la fois <strong>inscrite à l&#8217;Ordre des Experts-Comptables (OEC)</strong> et à la <strong>Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (CNCC)</strong>, avec autorité de rattachement <strong>H2A</strong>. SIREN 850 674 409. Ce combo, appliqué à une niche professions de santé libérales, est extrêmement rare sur le marché francilien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, pour un praticien qui nous confie sa gestion :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Comptabilité tenue aux standards d&#8217;audit</strong> dès le premier exercice, sans surcoût</li>
<li><strong>Conseil sur la nomination volontaire d&#8217;un CAC</strong> quand votre structure s&#8217;y prête (nous ne sommes pas CAC et EC sur la même entité, règles d&#8217;indépendance obligent — mais nous orientons vers un CAC partenaire)</li>
<li><strong>Préparation active de la transmission</strong> 3-5 ans avant avec une rigueur de niveau audit</li>
<li><strong>Crédibilité renforcée</strong> face aux banques, repreneurs, co-associés, administration fiscale</li>
<li><strong>Interlocuteur unique</strong> pour l&#8217;ensemble de vos sujets comptables, fiscaux, juridiques et d&#8217;audit</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Quand le CAC devient obligatoire pour un professionnel de santé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La nomination d&#8217;un CAC est obligatoire dès que votre SEL (SELARL, SELAS, SELAFA) dépasse 2 des 3 seuils suivants à la clôture de l&#8217;exercice :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Total du bilan : <strong>5 millions d’euros</strong></li>
<li>Chiffre d’affaires HT : <strong>10 millions d’euros</strong></li>
<li>Effectif salarié : <strong>50 personnes</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la plupart des praticiens libéraux, ces seuils sont loin. Mais pour une <strong>officine de pharmacie</strong>, le seuil de 10 M€ de CA est régulièrement franchi. Pour une <strong>SPFPL (holding)</strong> détenant plusieurs SELARL, les seuils s&#8217;apprécient au niveau consolidé. Pour un <strong>cabinet dentaire en SELARL avec plusieurs praticiens</strong>, 50 salariés peut être atteint avec assistants + secrétaires + préparateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même en-dessous des seuils, la nomination volontaire d&#8217;un CAC reste un levier stratégique pour les structures qui se préparent à une cession, une levée de fonds, un regroupement, ou qui souhaitent tout simplement sécuriser leur gouvernance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Parlons de votre situation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Vous vous posez la question de la pertinence d&#8217;un CAC pour votre SELARL, votre pharmacie, votre cabinet dentaire ou votre MSP ? Nous faisons un <strong>diagnostic gratuit en 30 minutes de visio</strong> et vous apportons une réponse chiffrée : seuils, bénéfices attendus, budget à prévoir, calendrier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="/contact/">Demander un diagnostic CAC gratuit →</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources officielles</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.h2a.fr/" rel="nofollow noopener" target="_blank">H2A — Haute Autorité de l&#8217;Audit</a></li>
<li><a href="https://www.cncc.fr/" rel="nofollow noopener" target="_blank">CNCC — Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes</a></li>
<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000005634379/LEGISCTA000006146128/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Legifrance — Code de commerce L823-1 et suivants</a></li>
<li><a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32023L2775" rel="nofollow noopener" target="_blank">EUR-Lex — Directive UE 2023/2775 (seuils CAC)</a></li>
</ul>



<p class="berenfus-disclaimer wp-block-paragraph"><em>📅 Article mis à jour le 27 avril 2026. Les informations contenues dans cet article sont données à titre général et ne constituent pas un conseil personnalisé. Pour une analyse adaptée à votre situation, prenez rendez-vous avec un expert-comptable spécialisé.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="/le-cabinet/">Le Cabinet Berenfus — OEC + CNCC + SIREN 850 674 409</a></li>
<li><a href="/selarl-professions-sante-guide-complet/">Guide SELARL professions de santé</a></li>
<li><a href="/selarl-vs-exercice-liberal-medecin-simulation/">SELARL vs exercice libéral : simulation chiffrée médecin</a></li>
<li><a href="/selarl-pharmacien-avantages-inconvenients-couts/">SELARL pharmacien : avantages, inconvénients, coûts</a></li>
<li><a href="/optimisation-fiscale-medecin-paris-7-leviers/">Optimisation fiscale médecin Paris : 7 leviers légaux</a></li>
</ul>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://berenfus-sante.fr/commissaire-aux-comptes-professions-sante/">Commissaire aux comptes pour professions de santé : pourquoi votre expert-comptable doit aussi être CAC</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://berenfus-sante.fr">Cabinet Berenfus - Expert-Comptable Santé</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Comptabilité d&#8217;une officine : stocks, valorisation, cession — le guide complet</title>
		<link>https://berenfus-sante.fr/comptabilite-officine-pharmacie-stocks-valorisation-cession/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Helena Berenfus]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 13:55:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fiscalité BNC]]></category>
		<category><![CDATA[Pharmacien]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://berenfus-sante.fr/comptabilite-officine-pharmacie-stocks-valorisation-cession/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Gérer la comptabilité d'une officine : stocks, TVA multi-taux, valorisation, cession. Guide pratique pour pharmaciens d'officine par le Cabinet Berenfus.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://berenfus-sante.fr/comptabilite-officine-pharmacie-stocks-valorisation-cession/">Comptabilité d&#8217;une officine : stocks, valorisation, cession — le guide complet</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://berenfus-sante.fr">Cabinet Berenfus - Expert-Comptable Santé</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une officine de pharmacie, c&#8217;est une PME qui tourne avec des spécificités comptables uniques : stocks vivants, TVA multi-taux, cotisations sociales CAVP, valorisation complexe, cessions structurées.</strong> Voici notre guide complet de la comptabilité d&#8217;officine, fruit de l&#8217;accompagnement de pharmaciens d&#8217;Île-de-France sur toute la durée de leur activité — installation, exploitation, transmission.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Régime fiscal : toujours BIC</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le pharmacien d&#8217;officine est <strong>toujours en BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux)</strong>, car l&#8217;activité est considérée comme commerciale au sens fiscal : achat de médicaments et produits pour revente avec marge. Déclaration annuelle via formulaire 2031 (régime réel normal ou simplifié selon CA).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conséquence : comptabilité d&#8217;engagement complète (facturation engagée/ payée, provisions), inventaire physique annuel obligatoire au 31/12, gestion TVA multi-taux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La gestion des stocks : le poste clé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les stocks d&#8217;une pharmacie moyenne représentent <strong>10 à 15 % du chiffre d&#8217;affaires</strong> en valeur — soit 150 à 400 k€ pour une officine de CA 1,5-3 M€. C&#8217;est le poste le plus stratégique à piloter.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Inventaire annuel obligatoire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au 31 décembre de chaque année, inventaire physique complet. Méthodes usuelles :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Inventaire manuel par code CIP sur un dimanche / jour de fermeture</li>
<li>Inventaire via douchette sur le LGO (logiciel de gestion d&#8217;officine) — plus rapide</li>
<li>Inventaire &#8220;tournant&#8221; en cours d&#8217;année (pré-comptage mensuel par segment) puis ajustement au 31/12</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Valorisation : au coût d&#8217;achat HT (prix catalogue répartiteur, remise comprise). Méthode FIFO ou PMP selon l&#8217;organisation du stock.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Provisions pour dépréciation</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Médicaments périmés ou à péremption proche : provision pour dépréciation déductible. Règle prudente : <strong>10 à 20 % de provision sur la tranche péremption < 6 mois</strong>. À justifier en cas de contrôle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">TVA multi-taux : le casse-tête</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les officines gèrent simultanément 4 taux de TVA :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>2,1 %</strong> : médicaments remboursables par la Sécurité sociale</li>
<li><strong>10 %</strong> : médicaments non remboursables, préparations magistrales</li>
<li><strong>20 %</strong> : parapharmacie, produits cosmétiques, compléments alimentaires</li>
<li><strong>5,5 %</strong> : certains produits spécifiques (aliments diététiques sur prescription)</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Déclaration mensuelle (CA12 standard) ou trimestrielle (CA3) selon le régime et le CA. Ventilation obligatoire des recettes par taux. Le LGO moderne (LGPI, Winpharma, Pharmaland, Alliadis) produit la ventilation automatiquement à partir des ventes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Charges spécifiques d&#8217;une officine</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Achats de marchandises</strong> : 70-75 % du CA (poste principal)</li>
<li><strong>Salaires + charges sociales pharmaciens adjoints + préparateurs</strong> : 12-18 % du CA</li>
<li><strong>Loyer ou amortissement des murs</strong> : 3-6 % du CA</li>
<li><strong>Charges externes</strong> (télétransmission, LGO, assurance, formation DPC, sécurité) : 2-4 % du CA</li>
<li><strong>CAVP + URSSAF</strong> : 15-18 % du BIC du titulaire</li>
<li><strong>Impôts et taxes</strong> : CFE, CET, contribution économique territoriale</li>
</ul>
<!-- /wp:list>


<p class="wp-block-paragraph">Marge nette moyenne d'une officine saine en 2026 : <strong>8 à 14 % du CA HT</strong>. En dessous de 6 %, vigilance ; au-dessus de 14 %, officine particulièrement rentable (emplacement premium ou mix produits favorable).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Valorisation de l'officine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs méthodes se combinent pour valoriser une officine en vue d'une cession :</p>



<h3 class="wp-block-heading">Méthode du CA</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Règle historique : <strong>70 à 100 % du CA HT</strong> selon emplacement, rentabilité, patientèle fidélisée. Paris intra-muros : fourchette haute 90-110 %. Province / périphérie : 65-85 %.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Méthode de l'EBE</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Multiple de l'Excédent Brut d'Exploitation : <strong>6 à 9 fois l'EBE retraité</strong>. Plus précise que la méthode CA, elle capture la rentabilité réelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Méthode de l'actif net corrigé</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Valeur vénale des actifs (fonds commercial + stocks + immobilisations) moins passifs. Utilisée pour validation croisée avec les deux autres méthodes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous utilisons systématiquement les 3 méthodes en parallèle, puis ajustons selon les spécificités (bail, patientèle, projet ARS, concurrence locale). La fourchette finale de valorisation est généralement présentée à +/- 10 % pour absorber les aléas de négociation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cession : les étapes et la fiscalité</h2>



<h3 class="wp-block-heading">1. Préparation (12-18 mois avant)</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Nettoyage comptable : apurement des comptes, formalisation des provisions, inventaire rigoureux</li>
<li>Amélioration des indicateurs de rentabilité : réduction des invendus, optimisation marge brute, revue masse salariale</li>
<li>Valorisation multi-méthodes par expert-comptable</li>
<li>Choix cession fonds vs cession parts sociales (si SELARL)</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">2. Recherche acquéreur</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Mandat à un cabinet spécialisé (Caduceum, Interfimo, Pharmetudes)</li>
<li>Ou réseau professionnel (Ordre, répartiteurs, confrères)</li>
<li>Signature confidentialité (NDA) avec chaque candidat sérieux</li>
<li>Data room avec 3 derniers bilans + compte d'exploitation détaillé + inventaire</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">3. Négociation et protocole</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Lettre d'intention (LOI) : prix indicatif, conditions suspensives</li>
<li>Audit acquéreur (due diligence)</li>
<li>Protocole de cession définitif</li>
<li>Délai habituel : 3-6 mois entre LOI et closing</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">4. Fiscalité de la plus-value</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La plus-value sur cession d'officine peut bénéficier de plusieurs mécanismes d'exonération :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Article 238 quindecies</strong> : exonération totale si valeur < 500 k€ (sous conditions de durée d'exercice et profil cédant). Exonération dégressive 500-1 M€.</li>
<li><strong>Article 151 septies</strong> : exonération pour départ retraite du cédant. Conditions : 5 ans d'exercice minimum + prise de retraite dans les 2 ans.</li>
<li><strong>Report d'imposition sur apport à SELARL</strong> : plus-value sur apport du fonds différée jusqu'à revente ultérieure des parts.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Bien choisir son régime d'exonération peut économiser 80 à 150 k€ sur une cession à 1 M€. Arbitrage à cadrer 2 ans avant la cession avec votre expert-comptable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Regroupement d'officines : cas particulier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2018, les regroupements d'officines (fermeture d'une officine et transfert de sa clientèle vers une autre) sont encouragés par l'ARS. Avantages fiscaux et financiers significatifs :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Exonération de droits d'enregistrement sous conditions</li>
<li>Dispositifs d'aide ARS dans les zones en restructuration</li>
<li>Plus-value sur cession bénéficiant de l'article 238 quindecies dans la plupart des cas</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Nos 5 recommandations au pharmacien</h2>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Inventaire rigoureux</strong> et provisions bien calibrées : c'est la base de la fiabilité comptable et de la valorisation future.</li>
<li><strong>Ratios mensuels</strong> : suivre marge brute, taux de rotation stock, masse salariale / CA. Alertes précoces si dérive.</li>
<li><strong>Anticipation fiscale</strong> : si cession envisagée dans 5-10 ans, commencer la réflexion structure SELARL dès aujourd'hui.</li>
<li><strong>CAVP optimisée</strong> : bien choisir sa classe complémentaire et exploiter le volet capitalisation (rendement supérieur à la répartition pure).</li>
<li><strong>Audit annuel</strong> indépendant : un regard expert-comptable + commissaire aux comptes une fois par an identifie les angles morts.</li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading">Notre accompagnement pharmacien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Cabinet Berenfus accompagne les pharmaciens d'officine sur toute la durée de leur activité :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Comptabilité mensuelle avec reporting fin (marge, rotation stock, masse salariale)</li>
<li>Déclaration TVA CA3 mensuelle + 2031 annuelle</li>
<li>Optimisation cotisations CAVP + simulation retraite</li>
<li>Accompagnement installation, SELARL, SPFPL, regroupement</li>
<li>Valorisation et accompagnement cession / transmission</li>
<li>Commissariat aux comptes (Helena est aussi CAC inscrite CNCC)</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="/contact/">Demandez un audit comptable de votre officine →</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources officielles</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.impots.gouv.fr/professionnel/taux-de-tva" rel="nofollow noopener" target="_blank">impots.gouv.fr — Taux de TVA</a></li>
<li><a href="https://www.cavp.fr/" rel="nofollow noopener" target="_blank">CAVP — Caisse pharmacien</a></li>
<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037986013/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Legifrance — Article 238 quindecies CGI (exo cession)</a></li>
<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037986025/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Legifrance — Article 151 septies CGI</a></li>
</ul>



<p class="berenfus-disclaimer wp-block-paragraph"><em>📅 Article mis à jour le 27 avril 2026. Les informations contenues dans cet article sont données à titre général et ne constituent pas un conseil personnalisé. Pour une analyse adaptée à votre situation, prenez rendez-vous avec un expert-comptable spécialisé.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="/expert-comptable-pharmacien/">Expert-comptable pharmacien d'officine — Paris & IDF</a></li>
<li><a href="/expert-comptable-pharmacien-boulogne-billancourt/">Expert-comptable pharmacien Boulogne-Billancourt</a></li>
<li><a href="/selarl-pharmacien-avantages-inconvenients-couts/">SELARL pharmacien : avantages, inconvénients, coûts</a></li>
<li><a href="/bnc-bic-professionnel-sante-comment-choisir/">BNC ou BIC : comment choisir pour professionnel de santé</a></li>
<li><a href="/carmf-carpimko-carcdsf-cavp-cotisations-retraite/">Cotisations CAVP expliquées</a></li>
</ul>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Optimisation fiscale du médecin installé à Paris : 7 leviers légaux</title>
		<link>https://berenfus-sante.fr/optimisation-fiscale-medecin-paris-7-leviers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Helena Berenfus]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 13:51:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fiscalité BNC]]></category>
		<category><![CDATA[Médecin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://berenfus-sante.fr/optimisation-fiscale-medecin-paris-7-leviers/</guid>

					<description><![CDATA[<p>7 leviers d'optimisation fiscale légale pour un médecin libéral installé à Paris : SELARL, PER, immobilier pro, SCI, Madelin, crédit d'impôt formation, holding.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://berenfus-sante.fr/optimisation-fiscale-medecin-paris-7-leviers/">Optimisation fiscale du médecin installé à Paris : 7 leviers légaux</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://berenfus-sante.fr">Cabinet Berenfus - Expert-Comptable Santé</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un médecin libéral installé à Paris avec un BNC supérieur à 150 000 €/an cumule les opportunités d&#8217;optimisation fiscale légale.</strong> Encore faut-il les connaître et les déployer au bon moment. Voici 7 leviers que nous déployons régulièrement pour nos clients médecins parisiens — tous parfaitement légaux, traçables, et défendables en cas de contrôle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Levier n°1 — Passage en SELARL au bon moment</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&#8217;est le levier le plus connu, aussi le plus puissant si votre BNC dépasse 150-200 k€. La SELARL permet de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Soumettre les bénéfices non distribués à l&#8217;IS (15 % jusqu&#8217;à 42 500 €, 25 % au-delà) au lieu de l&#8217;IR (jusqu&#8217;à 45 % en tranche marginale)</li>
<li>Capitaliser dans la société pour financer un projet (immobilier pro, rachat patientèle, fin de carrière)</li>
<li>Préparer la transmission (cession de parts au lieu de cession de fonds)</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="/selarl-vs-exercice-liberal-medecin-simulation/">Voir notre simulation chiffrée complète SELARL vs BNC →</a></p>



<h2 class="wp-block-heading">Levier n°2 — PER individuel (Plan Épargne Retraite)</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les versements sur un PER individuel sont <strong>déductibles du revenu imposable</strong> jusqu&#8217;à un plafond (10 % du PASS + 15 % de la part du bénéfice dépassant le PASS, max 88 911 €/an). Pour un médecin en TMI 41 %, verser 10 000 € au PER = économie d&#8217;impôt immédiate de 4 100 €.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la retraite, le capital est récupéré en rente ou en capital (imposé à ce moment-là, souvent en TMI plus basse). L&#8217;effet de lissage fiscal est majeur sur 20-30 ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Levier n°3 — Madelin retraite + Madelin prévoyance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le contrat Madelin (retraite et prévoyance) permet de déduire les cotisations du BNC imposable. Ne pas confondre avec le PER : le Madelin est intégré à la comptabilité professionnelle (ligne spécifique 2035), le PER à la déclaration IR personnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un médecin avec 150 000 € de BNC, une cotisation Madelin de 8 000 €/an réduit le BNC imposable à 142 000 €, soit environ 3 200 € d&#8217;économie IR + 2 200 € d&#8217;économie cotisations (URSSAF + CARMF).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Levier n°4 — Acquisition des murs du cabinet via SCI</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plutôt que payer un loyer à un tiers, acheter les murs de votre cabinet via une <strong>SCI</strong> (Société Civile Immobilière) que vous détenez. La SCI loue le local à votre activité (ou à votre SELARL). Le loyer devient une charge déductible pour vous, un revenu foncier pour la SCI.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Amortissement possible si SCI à l&#8217;IS</li>
<li>Transmission simplifiée (parts de SCI au lieu du bien)</li>
<li>Séparation patrimoine pro / patrimoine privé</li>
<li>À Paris : particulièrement intéressant compte tenu de la valorisation immobilière tendancielle</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Levier n°5 — Crédit d&#8217;impôt formation dirigeant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour toute formation suivie dans le cadre de votre activité (DPC, congrès, formation continue), vous bénéficiez d&#8217;un <strong>crédit d&#8217;impôt égal au coût horaire x SMIC brut horaire, plafonné à 40 heures/an</strong>. Soit environ 460 € de crédit d&#8217;impôt annuel récupéré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peu de médecins l&#8217;utilisent — c&#8217;est pourtant automatique si vous déclarez vos heures de formation. Montant modeste mais cumulatif sur 20-30 ans de carrière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Levier n°6 — Véhicule professionnel au bon régime</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un médecin qui fait des visites ou des déplacements significatifs, le choix du régime véhicule est clé :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Barème kilométrique forfaitaire</strong> : simple, basé sur puissance fiscale. Plafonné à 7 CV.</li>
<li><strong>Frais réels (amortissement + essence + entretien + assurance)</strong> : plus favorable si gros kilométrages (> 25 000 km/an) ou véhicule haut de gamme.</li>
<li><strong>Location longue durée / crédit-bail</strong> : loyers intégralement déductibles si usage pro > 50 %. Plafond déductibilité selon CO2.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Arbitrer chaque année : un médecin en tournée peut économiser 2 000-5 000 € par an en optant pour le bon régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Levier n°7 — Structuration en holding SPFPL pour patrimoine avancé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un médecin avec BNC > 300 000 € ou projet de cession dans 5-10 ans, la <strong>Société de Participations Financières de Profession Libérale (SPFPL)</strong> est un étage patrimonial puissant. La SPFPL détient les parts de votre SELARL, vous permettant :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Remontée des dividendes de la SELARL à la SPFPL avec régime mère-fille (quasi exonération)</li>
<li>Réinvestissement des dividendes remontés dans d&#8217;autres projets (autres SELARL, immobilier, placements) sans frottement fiscal IR</li>
<li>Cession future de la SELARL via les parts de la SPFPL avec abattement pour durée de détention</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Mise en place sophistiquée : prévoir 4 000-8 000 € de frais juridiques et comptables. Rentable à partir d&#8217;un horizon patrimonial > 10 ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment combiner ces leviers</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur 10 ans de carrière active d&#8217;un médecin parisien avec BNC moyen 200 k€, la combinaison de ces 7 leviers permet typiquement de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Économiser 50 000-120 000 € de fiscalité directe (IR + IS + cotisations sociales)</li>
<li>Se constituer un patrimoine professionnel de 300 000-600 000 € capitalisé dans la SELARL/SPFPL</li>
<li>Sécuriser sa retraite via PER + Madelin (capital de 150-300 k€ supplémentaire à la liquidation)</li>
<li>Préparer une cession fluide avec valorisation maximisée</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Rien de magique — juste une exécution rigoureuse, année après année, des leviers légaux à la main de tout médecin libéral installé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Notre accompagnement sur-mesure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Cabinet Berenfus accompagne chaque année une centaine de médecins libéraux de Paris et d&#8217;Île-de-France. Pour chaque dossier, nous :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Auditons votre situation actuelle (BNC, patrimoine, structures existantes)</li>
<li>Identifions les 3-5 leviers les plus pertinents pour votre profil</li>
<li>Simulons les gains attendus sur 5-10 ans</li>
<li>Déployons et suivons chaque levier dans la durée</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="/contact/">Demandez un audit fiscal gratuit de 30 minutes →</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources officielles</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.impots.gouv.fr/professionnel/declarations-2031-bic-et-2035-bnc" rel="nofollow noopener" target="_blank">impots.gouv.fr — BNC déclaration 2035</a></li>
<li><a href="https://www.carmf.fr/page.php?page=chiffrescles%2Fstats%2F2026%2Ftaux2026.htm" rel="nofollow noopener" target="_blank">CARMF — Cotisations 2026</a></li>
<li><a href="https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F34982" rel="nofollow noopener" target="_blank">service-public.fr — Plan d&#8217;épargne retraite (PER)</a></li>
<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000049643812/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Legifrance — Article 219 CGI (taux IS)</a></li>
</ul>



<p class="berenfus-disclaimer wp-block-paragraph"><em>📅 Article mis à jour le 27 avril 2026. Les informations contenues dans cet article sont données à titre général et ne constituent pas un conseil personnalisé. Pour une analyse adaptée à votre situation, prenez rendez-vous avec un expert-comptable spécialisé.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="/expert-comptable-medecin/">Expert-comptable médecin libéral — Paris &#038; IDF</a></li>
<li><a href="/expert-comptable-medecin-paris-15/">Médecin Paris 15e</a> | <a href="/expert-comptable-medecin-paris-13/">Paris 13e</a> | <a href="/expert-comptable-medecin-paris-16/">Paris 16e</a></li>
<li><a href="/selarl-vs-exercice-liberal-medecin-simulation/">SELARL vs exercice libéral : simulation chiffrée</a></li>
<li><a href="/selarl-scm-scp-structure-juridique-cabinet-medical/">SELARL, SCM, SCP : quelle structure ?</a></li>
<li><a href="/carmf-carpimko-carcdsf-cavp-cotisations-retraite/">Cotisations CARMF expliquées</a></li>
</ul>



<blockquote class="wp-block-quote berenfus-fact-note is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>⚠️ Actualité PLF 2026.</strong> Les seuils de taux réduit de l&#8217;IS PME cités ici (15&nbsp;% jusqu&#8217;à 42&nbsp;500&nbsp;€ de bénéfice, 25&nbsp;% au-delà) sont ceux en vigueur à date (avril 2026). Le projet de loi de finances 2026, en discussion parlementaire, prévoit un relèvement du seuil à 100&nbsp;000&nbsp;€. À réévaluer en cas de vote définitif.</p></blockquote>


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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>S&#8217;installer en tant que sage-femme libérale : les aspects comptables à maîtriser</title>
		<link>https://berenfus-sante.fr/installation-sage-femme-liberale-aspects-comptables/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Helena Berenfus]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 13:51:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Installation libérale]]></category>
		<category><![CDATA[Sage-femme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://berenfus-sante.fr/installation-sage-femme-liberale-aspects-comptables/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Vous passez en libéral comme sage-femme ? Guide complet des aspects comptables : démarches URSSAF, CARCDSF, ACRE, 2035, local, aides à l'installation.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>S&#8217;installer en libéral en tant que sage-femme est un projet qui se prépare sur 3 à 6 mois.</strong> Au-delà des aspects ordinaux et conventionnels, les choix comptables et fiscaux des premiers mois impactent durablement l&#8217;équilibre économique du cabinet. Voici le guide pratique que nous livrons aux sages-femmes libérales que nous accompagnons en Île-de-France.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Étape 1 — Choix du mode d&#8217;exercice</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Exclusivement libéral</strong> : consultations + visites à domicile + préparation à la naissance + suivi post-natal + rééducation périnéale.</li>
<li><strong>Mixte hospitalier + libéral</strong> : rester salariée en maternité à temps partiel (30 à 50 %) tout en exerçant en libéral. Revenu sécurisé pendant la phase de démarrage.</li>
<li><strong>Remplacement ou collaboration</strong> : démarrer en remplaçant une consoeur absente (maternité, congé) pour se faire une patientèle, puis installer son propre cabinet.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le régime fiscal est toujours le BNC (Bénéfices Non Commerciaux) pour la part libérale, avec déclaration annuelle 2035. La part salariée hospitalière reste en traitements et salaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Étape 2 — Choix du local et ses impacts fiscaux</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Local dédié</strong> (cabinet, maison médicale, MSP) : loyer intégralement déductible. Coût moyen en IDF : 400-1 200 €/mois selon ville.</li>
<li><strong>Domicile professionnel</strong> : possible si une pièce est exclusivement affectée à la profession. Prorata de surface déductible sur loyer, électricité, chauffage, internet.</li>
<li><strong>Visite à domicile uniquement</strong> : pas de local, mais frais de véhicule et téléphone significatifs.</li>
<li><strong>Location partagée / SCM</strong> : partage d&#8217;un cabinet avec d&#8217;autres professionnels libéraux. Charges mutualisées, coût réduit.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Étape 3 — Les aides à l&#8217;installation</h2>



<h3 class="wp-block-heading">ACRE — Aide aux Créateurs et Repreneurs d&#8217;Entreprise</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Exonération partielle des cotisations URSSAF la 1re année d&#8217;activité. Pour une sage-femme primo-installante, cela représente 1 500 à 3 000 € d&#8217;économie selon les revenus.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Contrats d&#8217;aide à l&#8217;installation territoriale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certaines zones sous-dotées en sages-femmes (zones rurales, certaines communes IDF), l&#8217;ARS propose des contrats démographiques avec primes à l&#8217;installation (jusqu&#8217;à 15 000 €). À vérifier sur le site de votre ARS régionale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Prêt d&#8217;installation bancaire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques mutualistes (Crédit Agricole, Banque Populaire, BRED) proposent des prêts professionnels dédiés avec différé de remboursement (6 mois) et taux préférentiels pour les professions de santé. Montant usuel : 10 à 30 k€ pour une installation simple (matériel + trésorerie de départ).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Étape 4 — Les cotisations à provisionner</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>URSSAF</strong> : ~10 % du BNC (CSG/CRDS + maladie + allocations familiales + CFP + CURPS).</li>
<li><strong>CARCDSF</strong> : ~16 % du BNC (régime base + complémentaire + PCV).</li>
<li><strong>CFE</strong> : Cotisation Foncière des Entreprises, exonérée la 1re année civile d&#8217;installation, puis ~300-800 €/an selon la commune.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Total cotisations à provisionner : 25-28 % du BNC.</strong> Pour un BNC prévisionnel de 60 000 €, cela fait ~15 000 €/an. À mettre de côté mensuellement pour éviter les mauvaises surprises en régularisation N+2.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Étape 5 — Choisir ses outils de gestion</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Logiciel de télétransmission</strong> (SESAM-Vitale) : obligatoire pour être conventionnée. Offres : Almapro, Medsphère, Sophia, Axisanté.</li>
<li><strong>Logiciel de facturation / agenda</strong> : souvent intégré à l&#8217;outil de télétransmission. Coût : 30-80 €/mois.</li>
<li><strong>Outil comptable</strong> : Indy, Tiime, ou votre expert-comptable.</li>
<li><strong>Compte bancaire pro</strong> : recommandé même si pas obligatoire en BNC. Gagne du temps en comptabilité, sécurise en cas de contrôle URSSAF.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Étape 6 — Les démarches administratives obligatoires</h2>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Inscription au Conseil départemental de l&#8217;Ordre des Sages-Femmes</strong> (CNOSF) — préalable à tout exercice.</li>
<li><strong>Conventionnement CPAM</strong> — démarche en ligne via Ameli Pro.</li>
<li><strong>Affiliation CARCDSF</strong> — automatique après inscription Ordre.</li>
<li><strong>Déclaration de début d&#8217;activité URSSAF</strong> — via le CFE unifié.</li>
<li><strong>Assurance RCP</strong> — obligatoire avant tout acte (MACSF, Le Sou Médical, spécialistes sages-femmes).</li>
<li><strong>AGA (Association de Gestion Agréée)</strong> — non plus obligatoire depuis 2023, mais utile pour sécuriser la 2035.</li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading">Les 3 erreurs à éviter la 1re année</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Sous-estimer la provision pour cotisations</strong> : les appels URSSAF et CARCDSF sont forfaitaires bas la 1re année mais se régularisent en N+2, parfois brutalement.</li>
<li><strong>Oublier de déduire les indemnités kilométriques</strong> : barème ou frais réels, à comparer chaque année selon votre usage véhicule.</li>
<li><strong>Ne pas conserver les justificatifs de formation DPC</strong> : ils ouvrent droit au crédit d&#8217;impôt formation dirigeant (~500 €/an).</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Comment nous accompagnons les sages-femmes libérales</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Montage du business plan pré-installation (projection revenus + charges + cotisations)</li>
<li>Accompagnement demande ACRE et contrats d&#8217;aide territoriaux</li>
<li>Comptabilité mensuelle + 2035 annuelle optimisée</li>
<li>Simulation fiscale en cas d&#8217;exercice mixte hôpital + libéral</li>
<li>Préparation à la transition vers un exercice plus structuré (SCM, SELARL) si croissance forte</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="/contact/">Demandez un accompagnement installation sage-femme →</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources officielles</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.urssaf.fr/portail/home/independant/mes-cotisations/professionnels-de-sante.html" rel="nofollow noopener" target="_blank">urssaf.fr — Auxiliaires médicaux</a></li>
<li><a href="https://www.carcdsf.fr/" rel="nofollow noopener" target="_blank">CARCDSF — Caisse sage-femme</a></li>
<li><a href="https://www.ameli.fr/sage-femme" rel="nofollow noopener" target="_blank">ameli.fr — Convention sage-femme</a></li>
<li><a href="https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F11677" rel="nofollow noopener" target="_blank">service-public.fr — ACRE</a></li>
</ul>



<p class="berenfus-disclaimer wp-block-paragraph"><em>📅 Article mis à jour le 27 avril 2026. Les informations contenues dans cet article sont données à titre général et ne constituent pas un conseil personnalisé. Pour une analyse adaptée à votre situation, prenez rendez-vous avec un expert-comptable spécialisé.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="/expert-comptable-sage-femme/">Expert-comptable sage-femme libérale — Paris &#038; IDF</a></li>
<li><a href="/bnc-professions-liberales-sante-declaration-2035/">Déclaration 2035 : guide complet BNC</a></li>
<li><a href="/carmf-carpimko-carcdsf-cavp-cotisations-retraite/">Comprendre les cotisations CARCDSF</a></li>
<li><a href="/selarl-scm-scp-structure-juridique-cabinet-medical/">SCM entre sages-femmes : mode d&#8217;emploi</a></li>
</ul>



<blockquote class="wp-block-quote berenfus-fact-note is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>⚠️ Réforme ACRE 2026.</strong> Pour toute installation à compter du <strong>1<sup>er</sup> juillet 2026</sup></strong>, le taux d&#8217;exonération ACRE de la 1<sup>re</sup> année passe de 50&nbsp;% à 25&nbsp;%. Les installations antérieures au 1<sup>er</sup> juillet 2026 conservent le taux de 50&nbsp;%.</p></blockquote>


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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rétrocessions entre kinés : fiscalité, contrat, bonnes pratiques</title>
		<link>https://berenfus-sante.fr/retrocessions-kinesitherapeutes-fiscalite-contrat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Helena Berenfus]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 13:49:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fiscalité BNC]]></category>
		<category><![CDATA[Kinésithérapeute]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://berenfus-sante.fr/retrocessions-kinesitherapeutes-fiscalite-contrat/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment structurer une rétrocession entre kinésithérapeutes : taux, contrat, traitement fiscal, pièges. Guide pratique 2026.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le mécanisme de rétrocession entre kinésithérapeutes est omniprésent dans la profession : collaborateur, remplacement long, partage de plateau technique.</strong> Pourtant, il est souvent mal contractualisé, mal comptabilisé, et génère régulièrement des contentieux fiscaux ou prud&#8217;homaux. Voici comment le faire proprement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une rétrocession en masso-kinésithérapie ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Définition fiscale : une rétrocession d&#8217;honoraires est le reversement d&#8217;une partie des honoraires perçus par un kinésithérapeute (le titulaire) à un autre kinésithérapeute (le collaborateur ou le remplaçant), en contrepartie de l&#8217;usage de son cabinet et/ou de sa patientèle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois schémas les plus fréquents :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Collaboration libérale</strong> : le collaborateur exerce dans le cabinet du titulaire, constitue progressivement sa propre patientèle, et reverse un pourcentage au titulaire en contrepartie (mise à disposition locaux, matériel, éventuellement patientèle).</li>
<li><strong>Remplacement</strong> : pendant une absence du titulaire (maternité, formation, vacances), le remplaçant perçoit les honoraires et en rétrocède une partie au titulaire.</li>
<li><strong>Partage de plateau technique</strong> : plusieurs kinés partagent un cabinet, un des membres facture à la patientèle commune et reverse les quotes-parts.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Quel taux de rétrocession appliquer ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les taux usuels en 2026 sur le marché francilien :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Collaboration libérale jeune diplômé</strong> : 25 à 35 % rétrocédé au titulaire (65-75 % gardé par le collaborateur).</li>
<li><strong>Collaboration expérimentée</strong> : 20 à 30 % rétrocédé au titulaire.</li>
<li><strong>Remplacement court (vacances, maladie)</strong> : 10 à 20 % rétrocédé au titulaire, voire 0 % si accord amical.</li>
<li><strong>Remplacement long (congé mat)</strong> : 20 à 30 % rétrocédé au titulaire.</li>
<li><strong>Partage plateau technique pur</strong> : refacturation des charges partagées au prorata, pas de rétrocession d&#8217;honoraires à proprement parler.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La fourchette dépend de la valeur de la patientèle mise à disposition, du matériel, et de l&#8217;emplacement. À Paris intra-muros (forte valeur patientèle), les taux sont dans la fourchette haute.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Traitement fiscal côté titulaire</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>La rétrocession reçue constitue une <strong>recette imposable en BNC</strong> (ligne &#8220;Honoraires rétrocédés&#8221;).</li>
<li>Elle est soumise aux cotisations URSSAF + CARPIMKO comme tout autre BNC.</li>
<li>Elle doit être facturée (invoice conforme) avec la mention &#8220;Exonération TVA article 261-4-1° du CGI&#8221; (acte médical exonéré de TVA).</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Traitement fiscal côté remplaçant / collaborateur</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>La rétrocession <strong>versée</strong> est une charge déductible en BNC (ligne &#8220;Honoraires rétrocédés&#8221;).</li>
<li>Le collaborateur facture les patients à son propre nom (honoraires conventionnés selon la convention kiné).</li>
<li>Il déduit sa rétrocession au titulaire comme charge professionnelle.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Le contrat écrit obligatoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Code de déontologie de la kinésithérapie et la législation fiscale exigent un <strong>contrat écrit</strong> pour toute rétrocession. Ce contrat doit préciser au minimum :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Identité et n° Adeli des deux parties</li>
<li>Nature de la relation (collaboration / remplacement / partage)</li>
<li>Durée (avec condition de renouvellement)</li>
<li>Taux de rétrocession + base de calcul (honoraires encaissés, CCAM, AIS, AMC, MCI, MIS)</li>
<li>Modalités de versement (mensuel, trimestriel)</li>
<li>Clause de non-concurrence (encadrée par la jurisprudence récente — attention au rayon et à la durée)</li>
<li>Conditions de rupture (préavis, indemnités éventuelles)</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil de l&#8217;Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes (CNOMK) met à disposition des modèles de contrats types. Les faire relire par un expert-comptable et/ou un avocat est vivement recommandé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les 4 pièges les plus fréquents</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Piège n°1 — Rétrocession orale sans contrat</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;absence de contrat écrit est une double faute : déontologique (risque disciplinaire) et fiscale (l&#8217;URSSAF peut requalifier en salariat déguisé, avec redressement majeur).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Piège n°2 — Requalification en salariat</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si le lien de subordination est trop fort (horaires imposés, patients attribués, outil de travail 100 % fourni), l&#8217;URSSAF peut requalifier la rétrocession en salaire déguisé. Conséquence : cotisations salariales + patronales rétroactives, amendes, sur 3 à 5 ans. Très coûteux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Piège n°3 — Mauvais traitement des IFD et majorations</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les indemnités forfaitaires de déplacement, majorations AMC/MCI/MIS doivent être clairement traitées dans le contrat : entrent-elles dans l&#8217;assiette de rétrocession ou non ? Oublier de le préciser ouvre la porte aux contentieux entre les deux parties.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Piège n°4 — Clause de non-concurrence excessive</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Une clause de non-concurrence avec rayon trop large ou durée trop longue est systématiquement requalifiée à la baisse par les tribunaux. Les critères validés par la jurisprudence : rayon 3-5 km, durée 12-24 mois, contrepartie financière en cas de contrainte effective.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Notre méthode d&#8217;accompagnement</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Analyse de votre situation : collaboration, remplacement, ou partage — identification du bon schéma</li>
<li>Relecture du contrat de rétrocession (conformité fiscale + déontologique)</li>
<li>Paramétrage comptable (lignes 2035 adéquates côté titulaire et collaborateur)</li>
<li>Simulation fiscale : quel taux réel net après URSSAF + CARPIMKO ?</li>
<li>Intervention en cas de contentieux fiscal ou ordinal</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="/contact/">Demandez un audit de votre contrat de rétrocession →</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="faq-retrocessions">Questions fréquentes sur les rétrocessions entre kinés</h2>


<div id="rank-math-faq" class="rank-math-block">
<div class="rank-math-list ">
<div id="faq-question-175900000000" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question ">Un contrat écrit est-il obligatoire pour une rétrocession entre kinésithérapeutes&nbsp;?</h3>
<div class="rank-math-answer ">

<p>Oui. Le code de déontologie de la profession et la législation fiscale l’imposent. Le contrat mentionne l’identité et le numéro Adeli des deux parties, la nature de la relation, sa durée, le taux de rétrocession et sa base de calcul, les modalités de versement, l’éventuelle clause de non-concurrence et les conditions de rupture. Le Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes met des modèles à disposition.</p>

</div>
</div>
<div id="faq-question-175900000001" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question ">Quel taux de rétrocession se pratique en Île-de-France&nbsp;?</h3>
<div class="rank-math-answer ">

<p>En 2026&nbsp;: 25 à 35&nbsp;% pour une collaboration avec un jeune diplômé, 20 à 30&nbsp;% pour une collaboration expérimentée, 10 à 20&nbsp;% pour un remplacement court et 20 à 30&nbsp;% pour un remplacement long. Le taux dépend de la valeur de la patientèle mise à disposition, du matériel et de l’emplacement&nbsp;; à Paris intra-muros, il se situe dans la fourchette haute.</p>

</div>
</div>
<div id="faq-question-175900000002" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question ">La rétrocession d’honoraires est-elle soumise à la TVA&nbsp;?</h3>
<div class="rank-math-answer ">

<p>Non. Les soins dispensés par les masseurs-kinésithérapeutes, profession paramédicale réglementée, sont exonérés de TVA au titre du 1° du 4 de l’article 261 du code général des impôts. La facture de rétrocession doit porter la mention de cette exonération.</p>

</div>
</div>
<div id="faq-question-175900000003" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question ">Comment déclarer la rétrocession dans la 2035&nbsp;?</h3>
<div class="rank-math-answer ">

<p>Côté titulaire, la rétrocession reçue est une recette imposable en BNC, soumise aux cotisations URSSAF et CARPIMKO. Côté collaborateur ou remplaçant, la rétrocession versée est une charge déductible. De part et d’autre, elle passe par la ligne «&nbsp;Honoraires rétrocédés&nbsp;».</p>

</div>
</div>
<div id="faq-question-175900000004" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question ">Dans quels cas l’URSSAF peut-elle requalifier une rétrocession en salariat&nbsp;?</h3>
<div class="rank-math-answer ">

<p>Lorsque le lien de subordination est trop marqué&nbsp;: horaires imposés, patients attribués, outil de travail entièrement fourni. La requalification entraîne le rappel des cotisations salariales et patronales sur trois à cinq ans, assorti d’amendes. L’absence de contrat écrit aggrave le risque.</p>

</div>
</div>
<div id="faq-question-175900000005" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question ">Les indemnités de déplacement et les majorations entrent-elles dans l’assiette&nbsp;?</h3>
<div class="rank-math-answer ">

<p>Le contrat doit le préciser expressément. Les indemnités forfaitaires de déplacement et les majorations AMC, MCI ou MIS ne sont pas traitées de façon uniforme d’un cabinet à l’autre&nbsp;; à défaut de mention, ce point devient une source classique de litige entre les deux praticiens.</p>

</div>
</div>
<div id="faq-question-175900000006" class="rank-math-list-item">
<h3 class="rank-math-question ">Jusqu’où peut aller la clause de non-concurrence&nbsp;?</h3>
<div class="rank-math-answer ">

<p>Une clause trop large est requalifiée à la baisse par les tribunaux. Les critères retenus par la jurisprudence sont un rayon de 3 à 5&nbsp;km, une durée de 12 à 24&nbsp;mois et une contrepartie financière lorsque la contrainte est effective.</p>

</div>
</div>
</div>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Sources officielles</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043668605/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Legifrance — Article 261-4-1° CGI (exo TVA actes médicaux)</a></li>
<li><a href="https://www.urssaf.fr/portail/home/independant/mes-cotisations/professionnels-de-sante.html" rel="nofollow noopener" target="_blank">urssaf.fr — Auxiliaires médicaux</a></li>
<li><a href="https://www.carpimko.com/" rel="nofollow noopener" target="_blank">CARPIMKO — Caisse kiné</a></li>
<li><a href="https://www.ameli.fr/masseur-kinesitherapeute" rel="nofollow noopener" target="_blank">ameli.fr — Convention kinésithérapeute</a></li>
</ul>



<p class="berenfus-disclaimer wp-block-paragraph"><em>📅 Article mis à jour le 27 avril 2026. Les informations contenues dans cet article sont données à titre général et ne constituent pas un conseil personnalisé. Pour une analyse adaptée à votre situation, prenez rendez-vous avec un expert-comptable spécialisé.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="/expert-comptable-kinesitherapeute/">Expert-comptable kinésithérapeute libéral</a></li>
<li><a href="/selarl-scm-scp-structure-juridique-cabinet-medical/">SCM entre kinés : mode d&#8217;emploi</a></li>
<li><a href="/carmf-carpimko-carcdsf-cavp-cotisations-retraite/">Cotisations CARPIMKO expliquées</a></li>
<li><a href="/bnc-professions-liberales-sante-declaration-2035/">Déclaration 2035 : guide complet</a></li>
</ul>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>URSSAF infirmier libéral (IDEL) : déclarations, calculs et pièges à éviter</title>
		<link>https://berenfus-sante.fr/urssaf-infirmier-liberal-idel-declarations-pieges/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Helena Berenfus]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 13:49:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cotisations & retraite]]></category>
		<category><![CDATA[Infirmier]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://berenfus-sante.fr/urssaf-infirmier-liberal-idel-declarations-pieges/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment fonctionne l'URSSAF pour un IDEL ? Appels provisionnels, régularisation N+1, pièges à éviter. Guide pratique pour ne plus subir.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&#8217;URSSAF est souvent perçue comme un labyrinthe opaque par les infirmiers libéraux.</strong> Appels provisionnels qui ne correspondent à rien, régularisations qui tombent deux ans plus tard avec des montants incompris, courriers de relance qui stressent. Pourtant, le système obéit à une logique précise. Voici le guide pratique que tout IDEL devrait avoir sous la main.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que couvre réellement l&#8217;URSSAF pour un IDEL</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quand un IDEL parle &#8220;URSSAF&#8221;, il parle en réalité de cinq cotisations distinctes appelées ensemble :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>CSG / CRDS</strong> (9,2 % + 0,5 %) : contribution sociale généralisée, assise sur 98,25 % du bénéfice.</li>
<li><strong>Assurance maladie (PAMC)</strong> : ~9,81 % du bénéfice, avec une part prise en charge par la CPAM pour les professionnels conventionnés.</li>
<li><strong>Allocations familiales</strong> : 0 à 3,1 % selon le niveau de revenu.</li>
<li><strong>CFP</strong> (Contribution à la Formation Professionnelle) : 0,25 % du PASS.</li>
<li><strong>CURPS</strong> (Contribution aux Unions Régionales des Professionnels de Santé) : forfaitaire, ~85 €/an.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Total URSSAF pour un IDEL conventionné : <strong>environ 10 % du BNC</strong> (hors retraite CARPIMKO traitée à part).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment sont calculés vos appels</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le mécanisme fonctionne en deux temps :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Appel provisionnel (trimestriel)</strong> : basé sur votre BNC de N-2. Si vous avez déclaré 50 000 € en 2024, vos appels 2026 seront provisionnés sur cette base.</li>
<li><strong>Régularisation (l&#8217;année suivante)</strong> : quand votre BNC réel N-1 est connu (via la 2035 déposée en mai), l&#8217;URSSAF recalcule et ajuste. La différence vous est appelée ou remboursée en 4 trimestres.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">C&#8217;est ce décalage qui crée la sensation d&#8217;opacité : vous payez en 2026 sur 2024, puis en 2027 vous payez sur 2025, plus un ajustement 2024→2025.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les 3 pièges les plus fréquents</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Piège n°1 — La 2e année d&#8217;activité</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup d&#8217;IDEL démarrent en 2024 avec un revenu modeste. En 2025, les appels URSSAF sont forfaitaires bas (N-2 = aucune activité). En 2026, l&#8217;URSSAF régularise sur le BNC réel 2024 ET appelle les provisionnels sur la même base. La note devient brutale : jusqu&#8217;à 1,5 trimestre d&#8217;un coup. <strong>Provisionner 15 % de ses revenus dès la première année est indispensable.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Piège n°2 — L&#8217;oubli de modulation en cas de forte baisse</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si vos revenus chutent (maladie, congé mat, ralentissement), vous pouvez demander une modulation de vos appels provisionnels via votre espace URSSAF (onglet « Estimation revenus »). Sans cela, vous continuerez à payer sur votre ancien niveau. <strong>À faire dès le constat de baisse, pas à la fin de l&#8217;année.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Piège n°3 — Les IFD / IFA / MCI oubliées</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les indemnités forfaitaires de déplacement (IFD), forfait d&#8217;acte (IFA), majoration coordination infirmière (MCI) sont <strong>imposables en BNC</strong> (recettes) donc soumises URSSAF. Certains IDEL les oublient de la 2035, espérant &#8220;faire baisser&#8221; le BNC. Erreur : l&#8217;URSSAF croise avec les données CPAM et redresse, avec pénalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment bien déduire vos charges en 2035</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plus le BNC est bas (légalement), plus l&#8217;URSSAF est faible. Les charges spécifiques à bien tracer :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Frais kilométriques</strong> : barème ou frais réels. Au-delà de 30 000 km/an et véhicule onéreux, les frais réels sont souvent plus favorables.</li>
<li><strong>Assurance RCP</strong> : intégralement déductible.</li>
<li><strong>Téléphone mobile + forfait data</strong> : au prorata de l&#8217;usage professionnel (souvent 80 %).</li>
<li><strong>Logiciel de facturation</strong> (Agatha, Inzee, Vega, etc.) : déductible 100 %.</li>
<li><strong>Formation DPC</strong> : déductible 100 %, + crédit d&#8217;impôt formation dirigeant (~500 €/an).</li>
<li><strong>Part du domicile</strong> : si un local pro est aménagé chez vous, prorata de surface déductible (loyer, électricité, chauffage).</li>
<li><strong>CARPIMKO</strong> : intégralement déductible (c&#8217;est une charge pro).</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Que faire en cas de désaccord ou d&#8217;erreur URSSAF</h2>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Contester par courrier recommandé</strong> dans les 2 mois suivant la notification contestée. Joindre les pièces justificatives.</li>
<li><strong>Demander un rendez-vous téléphonique</strong> via l&#8217;espace en ligne (souvent plus rapide que le courrier).</li>
<li><strong>Saisir la Commission de Recours Amiable (CRA)</strong> en cas de blocage.</li>
<li><strong>Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale</strong> si la CRA ne débloque pas.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Dans 80 % des cas, les erreurs URSSAF se règlent à l&#8217;étape 1-2. Ne pas laisser traîner : les pénalités et majorations courent vite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Notre méthode au Cabinet Berenfus</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Simulation annuelle des appels provisionnels + régularisation attendue (trésorerie à provisionner)</li>
<li>Optimisation des charges déductibles spécifiques à votre tournée (barème vs réel)</li>
<li>Intervention directe en cas d&#8217;erreur URSSAF (courriers, recours, CRA)</li>
<li>Veille réglementaire (modifications de taux, nouvelles exonérations)</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="/contact/">Demandez un audit URSSAF + optimisation 2035 →</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources officielles</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.urssaf.fr/portail/home/independant/mes-cotisations/professionnels-de-sante.html" rel="nofollow noopener" target="_blank">urssaf.fr — IDEL et PAMC</a></li>
<li><a href="https://www.carpimko.com/" rel="nofollow noopener" target="_blank">CARPIMKO — Caisse IDEL</a></li>
<li><a href="https://www.ameli.fr/infirmier" rel="nofollow noopener" target="_blank">ameli.fr — Convention infirmier libéral</a></li>
<li><a href="https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F32261" rel="nofollow noopener" target="_blank">service-public.fr — Professionnels libéraux</a></li>
</ul>



<p class="berenfus-disclaimer wp-block-paragraph"><em>📅 Article mis à jour le 27 avril 2026. Les informations contenues dans cet article sont données à titre général et ne constituent pas un conseil personnalisé. Pour une analyse adaptée à votre situation, prenez rendez-vous avec un expert-comptable spécialisé.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="/expert-comptable-infirmier/">Expert-comptable IDEL à Paris &#038; IDF</a></li>
<li><a href="/bnc-professions-liberales-sante-declaration-2035/">Déclaration 2035 : guide complet BNC</a></li>
<li><a href="/carmf-carpimko-carcdsf-cavp-cotisations-retraite/">Cotisations CARPIMKO expliquées</a></li>
<li><a href="/bnc-bic-professionnel-sante-comment-choisir/">BNC ou BIC : comment choisir</a></li>
</ul>
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		<item>
		<title>CARMF, CARPIMKO, CARCDSF, CAVP : comprendre vos cotisations de retraite</title>
		<link>https://berenfus-sante.fr/carmf-carpimko-carcdsf-cavp-cotisations-retraite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Helena Berenfus]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 13:46:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cotisations & retraite]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://berenfus-sante.fr/carmf-carpimko-carcdsf-cavp-cotisations-retraite/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les 4 caisses de retraite des professions de santé libérales : CARMF, CARPIMKO, CARCDSF, CAVP. Comment elles fonctionnent, ce qu'elles coûtent, pourquoi elles comptent pour votre retraite.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chaque profession de santé libérale cotise à une caisse de retraite dédiée.</strong> Ces caisses — CARMF, CARPIMKO, CARCDSF, CAVP — sont autonomes, avec leurs règles, leurs taux, leurs droits à pension. Comprendre leur fonctionnement, c&#8217;est mieux anticiper sa trésorerie pendant l&#8217;exercice <em>et</em> sa retraite à 20-30 ans. Voici un tour d&#8217;horizon pratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le principe commun : 3 étages de cotisation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque caisse de profession libérale de santé applique une logique à trois étages :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Régime de base</strong> : identique pour toutes les professions libérales (CNAVPL), assis sur le revenu professionnel.</li>
<li><strong>Régime complémentaire</strong> : spécifique à chaque caisse, avec classes ou taux selon le revenu.</li>
<li><strong>Régime supplémentaire (ASV, PCV, retraite capitalisation)</strong> : variable selon la profession, parfois obligatoire, parfois optionnel.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Total cotisations retraite : entre <strong>10 % et 22 % du bénéfice imposable</strong> selon la profession et les choix (classes complémentaires).</p>



<h2 class="wp-block-heading">CARMF — Médecins libéraux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France couvre tous les médecins exerçant en libéral, y compris les secteurs 1 et 2, les remplaçants réguliers, et les retraités qui continuent à exercer.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Régime de base (CNAVPL)</strong> : 8,73&nbsp;% du revenu jusqu&#8217;à 1&nbsp;PASS (48&nbsp;060&nbsp;€ en 2026), puis 1,87&nbsp;% entre 1 et 5&nbsp;PASS.</li>
<li><strong>Régime complémentaire CARMF</strong> : 10&nbsp;% des revenus dans la limite de 3,5&nbsp;PASS (168&nbsp;210&nbsp;€ en 2026).</li>
<li><strong>ASV (Allocation Supplémentaire de Vieillesse)</strong> : part forfaitaire + part proportionnelle, avec participation partielle CPAM pour les conventionnés secteur&nbsp;1.</li>
<li><strong>Invalidité-décès</strong> : cotisation forfaitaire par classe (3 classes au choix).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Base de calcul</strong> : les cotisations 2026 sont assises sur les revenus N-2 (revenus 2024) pour les régimes complémentaire et ASV, avec régularisation définitive ensuite. Pour un médecin libéral à 140&nbsp;000&nbsp;€ de BNC, la CARMF représente environ 20&nbsp;000&nbsp;€/an, tous régimes confondus. La CARMF est connue pour ses droits à pension élevés comparée au régime général à cotisation équivalente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">CARPIMKO — IDEL, kinés, pédicures-podologues, orthophonistes, orthoptistes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des Infirmiers, Masseurs-Kinésithérapeutes, Pédicures-podologues, Orthophonistes et Orthoptistes couvre 5 professions paramédicales libérales. <strong>Réforme 2026 : le régime complémentaire est passé d&#8217;un système mixte (forfait + proportionnel) à un système intégralement proportionnel.</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Régime de base (CNAVPL)</strong> : 8,23&nbsp;% jusqu&#8217;à 1&nbsp;PASS (48&nbsp;060&nbsp;€), puis 1,87&nbsp;% entre 1 et 5&nbsp;PASS.</li>
<li><strong>Régime complémentaire CARPIMKO (2026)</strong> : 8,70&nbsp;% proportionnel. Plancher de 2&nbsp;091&nbsp;€/an si assiette inférieure à 0,5&nbsp;PASS (24&nbsp;030&nbsp;€) ; plafond de 12&nbsp;544&nbsp;€/an si assiette supérieure à 3&nbsp;PASS (144&nbsp;180&nbsp;€).</li>
<li><strong>Invalidité-décès</strong> : 1&nbsp;022&nbsp;€/an forfaitaire.</li>
<li><strong>ASV</strong> (praticiens conventionnés) : 224&nbsp;€ forfait + 0,4&nbsp;% des revenus conventionnés.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un IDEL ou un kiné à 60&nbsp;000&nbsp;€ de BNC, la CARPIMKO représente environ 10&nbsp;500&nbsp;€/an. La réforme 2026 a clarifié la lecture pour les libéraux débutants et mieux lissé les cotisations sur les hauts revenus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">CARCDSF — Chirurgiens-dentistes et sages-femmes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens-Dentistes et des Sages-Femmes réunit deux professions distinctes sous une même caisse, avec des règles spécifiques par profession.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Régime de base (CNAVPL)</strong> : même logique 8,23&nbsp;% + 1,87&nbsp;% que les autres caisses libérales.</li>
<li><strong>Régime complémentaire CARCDSF (2026, dentistes)</strong> : cotisation forfaitaire de 3&nbsp;210,60&nbsp;€/an (correspondant à 6 points de retraite) + cotisation proportionnelle de 11,35&nbsp;% des revenus compris entre 0,65&nbsp;PASS (31&nbsp;239&nbsp;€) et 5&nbsp;PASS (240&nbsp;300&nbsp;€).</li>
<li><strong>PCV — Prestations Complémentaires Vieillesse</strong> : cotisation spécifique aux praticiens conventionnés, partiellement prise en charge par l&#8217;Assurance Maladie.</li>
<li><strong>Invalidité-décès</strong> : forfaitaire selon classe choisie.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dispense possible</strong> : les chirurgiens-dentistes dont les revenus professionnels N-1 sont inférieurs à 11&nbsp;500&nbsp;€ (500 fois la valeur du point C, soit 23&nbsp;€ en 2026) peuvent obtenir une dispense de la cotisation proportionnelle. Pour un dentiste à 175&nbsp;000&nbsp;€ de BNC, la CARCDSF représente environ 24&nbsp;000&nbsp;€/an tous régimes confondus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La valeur du point complémentaire est de 31,82&nbsp;€ en 2026 : c&#8217;est ce paramètre qui fixe le niveau futur de votre pension. Les sages-femmes disposent d&#8217;un barème proportionnel distinct, généralement plus favorable (revenus moyens moins élevés).</p>



<h2 class="wp-block-heading">CAVP — Pharmaciens d&#8217;officine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Caisse d&#8217;Assurance Vieillesse des Pharmaciens a une particularité unique parmi les caisses de profession libérale : une partie du régime complémentaire fonctionne par capitalisation individuelle, avec un rendement annuel voté par le conseil d&#8217;administration.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Régime de base (CNAVPL)</strong> : même logique 8,23&nbsp;% + 1,87&nbsp;% selon tranches PASS.</li>
<li><strong>Régime complémentaire — part répartition</strong> : cotisation forfaitaire de 7&nbsp;657&nbsp;€ en 2026 (taux d&#8217;appel de 105,4&nbsp;% intégré, partiellement compensé par une baisse de CSG dès avril&nbsp;2026).</li>
<li><strong>Régime complémentaire — part capitalisation (RCC)</strong> : cotisation forfaitaire par tranches, de 2&nbsp;906&nbsp;€ à 17&nbsp;436&nbsp;€/an (soit de 2 à 12 fois la cotisation de référence de 1&nbsp;453&nbsp;€ en 2026), selon le revenu d&#8217;activité non salarié N-2. Taux de distribution voté à 3&nbsp;% pour 2026.</li>
<li><strong>Invalidité-décès</strong> : forfait selon classe.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un pharmacien titulaire en officine à 180&nbsp;000&nbsp;€ de BIC, la CAVP représente environ 22&nbsp;000&nbsp;€/an tous régimes confondus. <strong>Le volet capitalisation est un vrai plus</strong> : contrairement aux autres caisses 100&nbsp;% répartition, il alimente un capital individuel que le pharmacien récupère à la retraite (sortie en rente). À arbitrer lors du choix de la tranche de cotisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi ces caisses sont plus avantageuses que le régime général</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les caisses de profession libérale offrent en général des <strong>droits à pension supérieurs au régime général à cotisation équivalente</strong>, grâce à un calcul basé sur les revenus réels (non plafonnés par le PASS comme au régime général) et à une gestion plus efficiente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La CAVP, avec son volet capitalisation, est particulièrement intéressante : elle combine répartition et capitalisation, réduisant la dépendance à l&#8217;équilibre démographique du régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment anticiper ces cotisations en trésorerie ?</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Provisionner chaque mois</strong> 15 à 20 % de votre bénéfice prévisionnel sur un compte dédié.</li>
<li><strong>Les 2 premières années</strong>, les cotisations sont forfaitaires bas. La régularisation tombe en N+2 et peut représenter 1 à 2 trimestres de revenus. Anticiper.</li>
<li><strong>Les optimisations possibles</strong> : choix de la classe complémentaire (CARCDSF, CAVP), PER individuel complémentaire, Madelin retraite.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Nos recommandations sur les classes et options</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au Cabinet Berenfus, notre méthode :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Pour un dentiste en début de carrière avec revenus modérés : classe standard CARCDSF (éviter les classes élevées qui alourdissent la trésorerie avec des droits différés).</li>
<li>Pour un médecin en fin de carrière avec forts revenus : maximiser les versements ASV + Madelin pour la dernière ligne droite retraite.</li>
<li>Pour un pharmacien : exploiter pleinement le volet capitalisation CAVP (rendement meilleur que la répartition pure).</li>
<li>Pour tous : coupler caisse obligatoire + PER individuel pour lisser la pression fiscale pendant l&#8217;exercice et renforcer la retraite.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="/contact/">Demandez un audit de vos cotisations + optimisation retraite →</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources officielles</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.carmf.fr/" rel="nofollow noopener" target="_blank">CARMF — Caisse médecin</a></li>
<li><a href="https://www.carpimko.com/" rel="nofollow noopener" target="_blank">CARPIMKO — Caisse IDEL/kiné/orthos</a></li>
<li><a href="https://www.carcdsf.fr/" rel="nofollow noopener" target="_blank">CARCDSF — Caisse dentiste/sage-femme</a></li>
<li><a href="https://www.cavp.fr/" rel="nofollow noopener" target="_blank">CAVP — Caisse pharmacien</a></li>
<li><a href="https://www.urssaf.fr/portail/home/independant/mes-cotisations/professionnels-de-sante.html" rel="nofollow noopener" target="_blank">urssaf.fr — Professionnels de santé</a></li>
</ul>



<p class="berenfus-disclaimer wp-block-paragraph"><em>📅 Article mis à jour le 27 avril 2026. Les informations contenues dans cet article sont données à titre général et ne constituent pas un conseil personnalisé. Pour une analyse adaptée à votre situation, prenez rendez-vous avec un expert-comptable spécialisé.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="/bnc-professions-liberales-sante-declaration-2035/">Déclaration 2035 : guide complet BNC</a></li>
<li><a href="/bnc-bic-professionnel-sante-comment-choisir/">BNC ou BIC pour professionnel de santé : comment choisir ?</a></li>
<li><a href="/selarl-scm-scp-structure-juridique-cabinet-medical/">SELARL, SCM, SCP : quelle structure juridique ?</a></li>
<li><a href="/expert-comptable-medecin/">Expert-comptable médecin libéral</a> | <a href="/expert-comptable-dentiste/">dentiste</a> | <a href="/expert-comptable-pharmacien/">pharmacien</a> | <a href="/expert-comptable-infirmier/">IDEL</a> | <a href="/expert-comptable-kinesitherapeute/">kiné</a> | <a href="/expert-comptable-sage-femme/">sage-femme</a></li>
</ul>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://berenfus-sante.fr/carmf-carpimko-carcdsf-cavp-cotisations-retraite/">CARMF, CARPIMKO, CARCDSF, CAVP : comprendre vos cotisations de retraite</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://berenfus-sante.fr">Cabinet Berenfus - Expert-Comptable Santé</a>.</p>
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