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Commissaire aux comptes pour professions de santé : pourquoi votre expert-comptable doit aussi être CAC

Choisir un expert-comptable est déjà un acte structurant pour un professionnel de santé libéral. Choisir un expert-comptable qui est aussi Commissaire aux Comptes (CAC) est un cran au-dessus. Le combo est rare en France, et particulièrement rare dans la niche des professions de santé. Voici pourquoi ça peut tout changer pour la sécurisation de votre exercice, la préparation de vos structures, et la crédibilité de votre cabinet face aux banques, à l’administration fiscale, et à vos associés.

Rappel : deux professions, deux missions distinctes

L’expert-comptable (EC)

Inscrit à l’Ordre des Experts-Comptables (OEC), l’expert-comptable accompagne l’activité au quotidien : tenue de la comptabilité, déclarations fiscales (2035, 2031, TVA), paie, conseil juridique de premier niveau, optimisation fiscale. Il est le partenaire de gestion de votre cabinet.

Le commissaire aux comptes (CAC)

Inscrit à la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (CNCC) et à la Haute Autorité de l’Audit (H2A, ex-H3C), le CAC est un professionnel indépendant qui certifie la régularité et la sincérité des comptes d’une société. Son rôle n’est pas de gérer mais de vérifier. Il émet un rapport annuel qui a valeur légale, opposable aux tiers (banques, administration, associés, investisseurs).

Ces deux professions sont, en principe, incompatibles sur une même entité — un CAC ne peut pas certifier les comptes qu’il a lui-même tenus. Mais un professionnel inscrit aux deux ordres peut choisir, dossier par dossier, lequel de ses deux chapeaux il porte.

Pourquoi un EC + CAC combinés change la donne

1. Conscience de la contrainte d’audit dès la tenue quotidienne

Un EC classique tient vos comptes avec les standards professionnels usuels. Un EC qui est aussi CAC anticipe dès la tenue quotidienne ce qui sera vu d’un œil auditeur : traçabilité des pièces, justifications des provisions, homogénéité des méthodes comptables, séparation des exercices. Votre comptabilité est nativement audit-ready.

Conséquence concrète : en cas de contrôle fiscal, de demande de financement bancaire important, ou de valorisation pré-cession, vos comptes tiennent la route à la première lecture. Pas de ménage de dernière minute, pas de provision oubliée, pas de justificatif introuvable.

2. Gouvernance renforcée sur les structures SELARL, SEL, SPFPL

Dès que votre SELARL dépasse 2 des 3 seuils légaux (5 M€ de total bilan, 10 M€ de CA HT, 50 salariés), la nomination d’un CAC devient obligatoire pendant 6 exercices. Mais même en-dessous des seuils, beaucoup de structures médicales complexes (groupements multi-praticiens, holdings SPFPL détenant plusieurs SELARL, cabinets dentaires avec assistants dentaires salariés en forte croissance) choisissent volontairement de nommer un CAC pour sécuriser la gouvernance.

Avoir son EC et son CAC dans le même cabinet (via deux mandats distincts, avec un autre associé ou réseau pour l’audit pour respecter l’indépendance) simplifie la coordination, réduit les coûts de coordination, et améliore la qualité de la restitution annuelle.

3. Crédibilité maximale auprès des banques et repreneurs

Quand vous sollicitez un prêt de 300 000 € pour racheter une pharmacie ou reprendre un cabinet dentaire, la banque regarde deux choses : votre dossier personnel, et la qualité de vos comptes. Un dossier présenté par un EC reconnu est crédible. Un dossier présenté par un EC également CAC l’est beaucoup plus, parce que le banquier sait que le praticien a l’habitude de produire des comptes qui résistent à l’audit.

Idem en cas de cession : le repreneur (et son propre expert-comptable) sera significativement plus rassuré par des comptes établis et suivis par un EC+CAC. Cela se traduit souvent par une valorisation mieux défendue et une négociation plus courte.

4. Prévention des conflits entre associés

Dans les SCM, SELARL multi-associés, groupements de praticiens, les désaccords comptables sont l’une des premières causes de rupture. Un EC qui est aussi CAC intègre d’emblée dans les statuts et dans le mode de tenue des règles qui protègent tous les associés — méthodes de répartition des charges, modalités de décompte des journées travaillées, provisions sur créances, traitement des rétrocessions. Cela évite 80 % des contentieux internes.

5. Préparation fluide de la transmission

La transmission d’un cabinet, d’une pharmacie ou d’une SELARL médicale est l’un des moments où la qualité comptable est décisive. Valorisation à partir des bilans, due diligence par le repreneur, traitement des plus-values (article 238 quindecies, article 151 septies, report d’imposition), négociation des garanties d’actif/passif : tout repose sur la fiabilité des chiffres produits.

Un EC+CAC anticipe 2 à 5 ans avant la cession les points d’attention qui seront regardés par le repreneur. Il prépare des comptes “propres” pour la cession, documente les retraitements, et accompagne le cédant pendant la phase d’audit. Gain moyen observé sur nos dossiers : 3 à 8 % de valorisation en plus.

Les cas où le combo EC+CAC est décisif

  • Médecin spécialiste secteur 2 avec BNC > 200 k€ envisageant SELARL + holding SPFPL : l’architecture mérite une vigilance d’audit dès la constitution.
  • Pharmacien reprenant une officine à 1,5-3 M€ de CA : la banque exige des bilans pré-cession audités ou au minimum suivis par un EC reconnu.
  • Chirurgien-dentiste en SELARL 2-3 associés avec matériel lourd (imagerie 3D, scanner, fauteuils) : les amortissements, provisions et répartitions entre associés sont des zones de contentieux fréquentes.
  • Groupement de kinés en SCM + SELARL avec rétrocessions croisées : la traçabilité des flux est cruciale pour l’URSSAF comme pour les associés.
  • Maison de santé pluridisciplinaire (MSP) avec SISA ou SCM multi-professions : structure complexe où un regard CAC dès la tenue comptable évite les redressements.
  • Toute structure préparant une cession à 5-10 ans : les comptes des 3 derniers exercices déterminent 70 % de la valorisation.

Ce que le Cabinet Berenfus apporte en combinant EC et CAC

Helena Berenfus est à la fois inscrite à l’Ordre des Experts-Comptables (OEC) et à la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (CNCC), avec autorité de rattachement H2A. SIREN 850 674 409. Ce combo, appliqué à une niche professions de santé libérales, est extrêmement rare sur le marché francilien.

Concrètement, pour un praticien qui nous confie sa gestion :

  • Comptabilité tenue aux standards d’audit dès le premier exercice, sans surcoût
  • Conseil sur la nomination volontaire d’un CAC quand votre structure s’y prête (nous ne sommes pas CAC et EC sur la même entité, règles d’indépendance obligent — mais nous orientons vers un CAC partenaire)
  • Préparation active de la transmission 3-5 ans avant avec une rigueur de niveau audit
  • Crédibilité renforcée face aux banques, repreneurs, co-associés, administration fiscale
  • Interlocuteur unique pour l’ensemble de vos sujets comptables, fiscaux, juridiques et d’audit

Quand le CAC devient obligatoire pour un professionnel de santé

La nomination d’un CAC est obligatoire dès que votre SEL (SELARL, SELAS, SELAFA) dépasse 2 des 3 seuils suivants à la clôture de l’exercice :

  • Total du bilan : 5 millions d’euros
  • Chiffre d’affaires HT : 10 millions d’euros
  • Effectif salarié : 50 personnes

Pour la plupart des praticiens libéraux, ces seuils sont loin. Mais pour une officine de pharmacie, le seuil de 10 M€ de CA est régulièrement franchi. Pour une SPFPL (holding) détenant plusieurs SELARL, les seuils s’apprécient au niveau consolidé. Pour un cabinet dentaire en SELARL avec plusieurs praticiens, 50 salariés peut être atteint avec assistants + secrétaires + préparateurs.

Même en-dessous des seuils, la nomination volontaire d’un CAC reste un levier stratégique pour les structures qui se préparent à une cession, une levée de fonds, un regroupement, ou qui souhaitent tout simplement sécuriser leur gouvernance.

Parlons de votre situation

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Sources officielles

📅 Article mis à jour le 27 avril 2026. Les informations contenues dans cet article sont données à titre général et ne constituent pas un conseil personnalisé. Pour une analyse adaptée à votre situation, prenez rendez-vous avec un expert-comptable spécialisé.

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