Vous êtes médecin libéral, pharmacien d’officine, chirurgien-dentiste, kinésithérapeute, infirmier libéral (IDEL) ou sage-femme libérale et votre bénéfice annuel BNC dépasse 100 000 € ? La question du passage en SELARL (Société d’Exercice Libéral à Responsabilité Limitée) mérite une analyse chiffrée. Notre simulateur SELARL gratuit, conforme aux barèmes fiscaux et sociaux 2026, compare en quelques secondes votre exercice libéral classique (BNC, transparence fiscale) avec un scénario SELARL (IS + rémunération de gérance + dividendes) — et chiffre votre économie fiscale potentielle.
ℹ️ Estimation à titre indicatif. Ce simulateur applique les barèmes 2026 (article 219 CGI pour l’IS, article 117 quater CGI pour la flat tax dividendes, barème progressif IR 2026). Pour une analyse personnalisée tenant compte de votre TMI, du quotient familial, d’un projet immobilier, d’une transmission ou d’une holding patrimoniale, prenez rendez-vous avec un expert-comptable du Cabinet Berenfus.
🧮 Simulateur interactif à insérer ici. Le code HTML du simulateur (avec CSS isolé et chargement du JavaScript externe depuis la médiathèque) est disponible dans le fichier SIMULATEUR-SELARL-SANTE-HTML.html de votre workspace. Pour l’intégrer : éditer cette page → ajouter un bloc HTML personnalisé juste après ce paragraphe → coller le contenu du fichier → mettre à jour.
Qu’est-ce que la SELARL pour une profession de santé ?
La SELARL (Société d’Exercice Libéral à Responsabilité Limitée) est une forme juridique réservée aux professions libérales réglementées, encadrée par la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990 modifiée par l’ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023. Elle permet à un médecin, un pharmacien d’officine, un chirurgien-dentiste, un masseur-kinésithérapeute, un infirmier libéral ou une sage-femme d’exercer au sein d’une société commerciale tout en respectant les obligations déontologiques de sa profession (agrément du Conseil de l’Ordre compétent).
Contrairement à l’exercice libéral classique (régime BNC, transparence fiscale via l’article 8 du CGI), la SELARL est une personne morale assujettie à l’impôt sur les sociétés. Les bénéfices ne sont plus directement imposés au nom du praticien : ils sont taxés à l’IS au niveau de la société, à un taux réduit de 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice (sous conditions d’éligibilité PME) puis 25 % au-delà (article 219 CGI, version en vigueur 2026).
Le praticien-gérant perçoit une rémunération de gérance soumise à l’IR (barème progressif) et aux cotisations sociales TNS (CARMF pour le médecin, CARPIMKO pour l’IDEL ou le kinésithérapeute, CARCDSF pour le chirurgien-dentiste ou la sage-femme, CAVP pour le pharmacien). Le solde du bénéfice après IS peut être conservé pour des investissements professionnels ou distribué en dividendes, soumis au PFU (flat tax 30 %) en application de l’article 117 quater du CGI : 12,8 % au titre de l’IR et 17,2 % au titre des prélèvements sociaux.
Pourquoi envisager la SELARL en tant que professionnel de santé ?
Le passage en SELARL n’est jamais anodin. Il se justifie principalement par trois leviers majeurs pour les professions de santé libérales.
1. Optimisation fiscale et sociale par déconnexion bénéfice / revenu personnel
En exercice libéral classique, 100 % du bénéfice BNC est soumis aux cotisations TNS (~26 à 30 % selon la profession) puis le solde est imposé à l’IR progressif (jusqu’à 45 % dans la tranche supérieure). Pour un médecin libéral à 200 000 € de bénéfice annuel, le cumul cotisations + IR atteint près de 55 % de prélèvements obligatoires.
En SELARL, le praticien-gérant choisit sa rémunération de gérance (typiquement entre 50 et 70 % du bénéfice). Cette rémunération seule supporte cotisations TNS et IR. Le solde reste dans la société, taxé à l’IS (15 % / 25 %) nettement inférieur aux taux marginaux de l’IR. Les éventuels dividendes distribués subissent la flat tax 30 %, encore plus avantageuse que le cumul cotisations + IR sur la même somme. Économie nette annuelle estimée : 8 000 à 25 000 € pour les bénéfices supérieurs à 130 000 €, selon profession et situation familiale.
2. Capitalisation patrimoniale et investissement professionnel
La SELARL permet de conserver dans la société une partie du bénéfice net d’IS pour financer matériel médical, achat de locaux, embauche d’un junior, ou via une holding patrimoniale profitant du régime mère-fille (article 145 CGI) et du régime des plus-values long terme (article 219 I a quinquies CGI). Cette mécanique de capitalisation est impossible en exercice libéral, où tout bénéfice non consommé est immédiatement chargé.
3. Transmission, cession et entrée d’associés facilitées
La cession ou transmission d’une SELARL est juridiquement plus souple qu’une vente de clientèle libérale : cession de parts sociales, entrée progressive d’associés (par exemple un jeune confrère), et accès aux régimes d’exonération de plus-value des articles 151 septies et 238 quindecies du CGI sous conditions de durée, de chiffre d’affaires et de cessation d’activité.
Quand le passage en SELARL devient-il rentable ? Seuils par profession
Il existe un seuil de rentabilité au-delà duquel la SELARL devient financièrement intéressante. Ce seuil dépend de la profession (et de son taux TNS), de la situation familiale (quotient familial) et du niveau de besoins courants du praticien. Estimations indicatives pour 2026 :
- Médecin libéral (CARMF, TNS ~30 %) : seuil de bascule ≈ 130 000 € de bénéfice BNC annuel
- Chirurgien-dentiste (CARCDSF, TNS ~30 %) : seuil ≈ 130 000 €
- Pharmacien d’officine (CAVP, TNS ~28 %) : seuil ≈ 150 000 € — la SELARL d’officine est de toute façon la norme historique pour ce métier
- Masseur-kinésithérapeute (CARPIMKO, TNS ~26 %) : seuil ≈ 110 000 €
- Infirmier libéral (IDEL) (CARPIMKO, TNS ~26 %) : seuil ≈ 100 000 €
- Sage-femme libérale (CARCDSF, TNS ~25 %) : seuil ≈ 110 000 €
Ces seuils correspondent au niveau de bénéfice à partir duquel l’économie SELARL dépasse les coûts de structure annuels (honoraires comptables majorés, dépôt légal, juridique, formalités). Ils varient selon votre situation : un praticien célibataire sans enfant à forts besoins de revenus voit son seuil baisser ; un praticien marié avec enfants à charge bénéficiant d’un quotient familial favorable voit son seuil monter. Notre simulateur intègre ces deux dimensions.
À noter : le projet de loi de finances 2026 propose un relèvement du plafond du taux réduit IS à 100 000 € (vs 42 500 € actuellement). Tant que ce relèvement n’est pas voté définitivement, le seuil opposable reste 42 500 €. Le simulateur sera mis à jour automatiquement en cas de promulgation.
Les inconvénients et contraintes à connaître avant de passer en SELARL
Le passage en SELARL n’est pas qu’une optimisation fiscale. Il impose plusieurs obligations et coûts supplémentaires qu’il faut peser dans la décision.
Coûts de structure récurrents. Comptabilité commerciale au lieu de comptabilité BNC simple, dépôt annuel des comptes au greffe, juridique annuel : entre 2 500 et 4 500 €/an de coûts supplémentaires par rapport à l’exercice libéral. Notre simulateur intègre une provision moyenne de 3 500 €/an.
Coût initial de constitution. Rédaction des statuts, dépôt INPI, frais de notaire en cas d’apport, agrément ordinal : 1 500 à 3 500 € en moyenne, amortis sur les premières années d’exploitation.
Contraintes juridiques et déontologiques. La SELARL doit respecter les règles spécifiques à chaque profession : agrément du Conseil de l’Ordre, restrictions sur l’identité des associés (au moins 50 % du capital et des droits de vote doivent être détenus par des professionnels en exercice de la même profession), interdiction des associés non-professionnels au-delà de certains seuils.
Complexité administrative. Tenue d’une comptabilité commerciale, assemblées générales annuelles, déclaration 2065 séparée de la déclaration IR personnelle, déclaration 2031 ou 2033 pour la liasse fiscale. Le formalisme s’alourdit nettement par rapport au BNC.
Impact sur les droits à retraite. Les cotisations CARMF/CARPIMKO/CARCDSF/CAVP étant assises sur la rémunération de gérance (non plus sur le bénéfice global), une rémunération trop optimisée à la baisse peut diminuer vos points de retraite complémentaire. À simuler finement avec votre expert-comptable.
Étapes pratiques pour passer en SELARL : timing et processus
Une fois la décision validée par notre simulateur et confirmée lors d’un échange avec votre expert-comptable, le processus se déroule en 6 à 8 étapes étalées sur 4 à 6 mois :
- Validation par l’Ordre professionnel compétent (Médecins, Pharmaciens, Chirurgiens-Dentistes, Infirmiers, Masseurs-Kinésithérapeutes, Sages-Femmes) : 2 à 4 mois.
- Rédaction des statuts par un avocat ou un notaire spécialisé en professions libérales réglementées.
- Constitution du capital social : 1 € minimum légal, mais 10 000 à 50 000 € recommandés pour la crédibilité bancaire.
- Apport ou cession de la clientèle libérale à la SELARL avec valorisation contrôlée (rapport de commissaire aux apports si valeur supérieure à 30 000 €).
- Immatriculation au RCS au tribunal de commerce et obtention du SIREN/SIRET.
- Mise en place de la comptabilité commerciale et déclaration auprès de l’URSSAF + de la caisse de retraite professionnelle.
- Communication patientèle sur la nouvelle structure (changement de RIB pour les rétrocessions ou les conventionnements).
FAQ — Simulateur SELARL santé : 10 questions fréquentes
Le simulateur SELARL est-il vraiment gratuit et anonyme ?
Oui : aucun login, aucune donnée transmise à un serveur externe. Tous les calculs s’exécutent localement dans votre navigateur.
À partir de quel bénéfice annuel la SELARL devient-elle intéressante pour un médecin ?
En règle générale à partir de 120 000 à 130 000 € de bénéfice BNC pour un médecin ou un dentiste, 100 000 à 110 000 € pour un IDEL, kinésithérapeute ou sage-femme, et 150 000 € et plus pour un pharmacien d’officine.
Le simulateur prend-il en compte ma TMI personnelle ?
Oui : il applique le barème progressif IR 2026 à votre rémunération imposable selon le nombre de parts fiscales que vous indiquez (célibataire, marié 0/1/2/3+ enfants).
Quelle rémunération de gérance choisir en SELARL ?
La stratégie classique consiste à se verser une rémunération couvrant les besoins courants (60 000 à 80 000 € nets/an pour un foyer moyen) et conserver le reste dans la société. Le simulateur propose 3 modes : « Vivre confortablement », « Maintenir mon revenu actuel » ou personnalisé via slider.
Combien coûte le passage en SELARL ?
Coût initial 1 500 à 3 500 € (statuts, formalités, conseils). Coûts annuels supplémentaires 2 500 à 4 500 € (comptabilité commerciale, juridique, dépôt comptes).
La SELARL impacte-t-elle ma retraite CARMF/CARPIMKO/CARCDSF/CAVP ?
Vos cotisations sont assises sur votre rémunération de gérance, plus sur le bénéfice global. Une rémunération optimisée à la baisse peut diminuer vos droits à retraite complémentaire. À simuler finement.
Puis-je revenir à l’exercice libéral après une SELARL ?
Techniquement oui, par dissolution-liquidation de la société. Mais c’est un processus coûteux fiscalement (taxation des plus-values latentes) qu’il faut anticiper avant de créer la SELARL.
Le simulateur intègre-t-il les régimes d’exonération de plus-value (article 151 septies, 238 quindecies) ?
Non. Le simulateur applique les barèmes de droit commun. Les régimes d’exonération s’étudient au cas par cas lors d’une cession future.
Quels documents préparer pour un rendez-vous avec votre cabinet ?
Vos 3 dernières déclarations 2035 BNC, votre avis d’imposition IR n-1, votre relevé CARMF/CARPIMKO/CARCDSF/CAVP, et idéalement votre simulation issue de cette page.
Comment obtenir une analyse personnalisée fiable ?
Prenez rendez-vous gratuitement (30 minutes, sans engagement) avec un expert-comptable du Cabinet Berenfus, spécialisé exclusivement dans l’accompagnement des professions de santé libérales en Île-de-France.
Sources officielles
- Legifrance — Article 219 du CGI (taux d’IS et taux réduit PME)
- Legifrance — Article 117 quater du CGI (prélèvement forfaitaire dividendes)
- Legifrance — Article 8 du CGI (transparence fiscale BNC)
- Legifrance — Ordonnance n° 2023-77 (SEL professions réglementées)
- Legifrance — Article 151 septies CGI (exonération plus-values pro)
- BOFiP — Taux réduit IS PME (modalités d’application)
- economie.gouv.fr — Prélèvement forfaitaire unique (PFU)
📅 Page publiée le 13 mai 2026. Avertissement — Cette simulation est purement indicative et ne constitue pas un conseil fiscal ou patrimonial personnalisé au sens des articles L.541-1 et suivants du Code monétaire et financier. Les barèmes appliqués sont ceux en vigueur en 2026 (articles 8, 117 quater, 151 septies, 219 du Code Général des Impôts). Les taux de cotisations sociales TNS sont des moyennes indicatives et varient selon la profession, l’âge, le revenu et les options choisies auprès de la caisse de retraite (CARMF, CARPIMKO, CARCDSF, CAVP). Pour une analyse fiable, prenez rendez-vous avec un expert-comptable. Le Cabinet Berenfus est inscrit à l’Ordre des Experts-Comptables d’Île-de-France et spécialisé exclusivement dans l’accompagnement des professions de santé libérales.